Cagnot blanc, dans plusieurs départements méridionaux
Hua e brand, en Norwége.
Blue shark, en Angieterre.
Chien de mer bleu; Daubenton , Encyclopédie méthodique.
Arted. gen. 69, n. 15,syn. 98.
Muller, prodrom. Zool. dan. p. 59, n. 518, b.
Gunner, Act. nidros. 4, p. 1, tab. 1, fig. 1.
Voyage eu Islande d'Eggert Olafsens.
Bloch, Histoire naturelle des poissons , troisième partie, pl. 86.
Squalus Ascensionis, Obs. It. chin. p. 585.
Chien de mer bleu, Bonnaterre, planches de l'Encyclopédie méthodique.
Cynocephalus glaucus, Klein, miss. pisc. 5, p. 6; n. 2.
« Ghien de mer bleu, galeus glaucus, » Rondelet , première partie, liv. 15, chap. 5.
Gesner, Aquat. p. 609.
Wiilughby, Ichthy. 49, tab. B. 8.
Ray. pise. 20.
Squalus glaucus, Ascagne, planches d'histoire naturelle, Pr pl. 51.
Chien de mer glauque, Broussonnet, Mémoires de l’Académie des Sciences, pour 1780.
Blue shark, Pennant, Zool. britann., 5, p. 84, n. 5.
Glaucus, Charieton , p. 127.
DÉS POISSONS. 3567 sa queue, et de ses nageoires , est de ce bleu verdâtre auquel le nom de glauque a été donné, et qui est semblable à la nuance la plus ordinaire de toutes celles que présentent les eaux de la mer lorsquelles ne sont pas agitées par les vents, ni dorées par les rayons du soleil. Ge bleu verdâtre est relevé par le blanc éclatant de la partie inférieure de l'animal; et comme les anciens mythologues, et les poëtes voisins des teiips héroïques, n’auroient pas manqué de voir dans cette distribution de couleurs la représentation du manteau d’une divinité de l'Océan, ils auroient d'autant plus adopté la dénomination de glauque, employée par les naturalistes pour désigner le squale dont nous nous Gccupons, qu'en indiquant la nuance qui est propre à sa peau, elle leur auroit rappelé le nom de Glaucus, un de leurs demi-dieux marins. Mais ce dieu de l’onde étoit pour les anciens une puissance tutélaire, en l'honneur de laquelle on sacrifioit sur le rivage lorsqu'on avoit évité la mort au milieu des tempêtes; et le squale glauque est un être funeste, aux armes meurtrières duquel on cherche à se soustraire. En effet, ce squale a non seulement reçu la beauté , mais a encore eu la grandeur en partage, il parvient ordinairement à la longueur de quinze pieds (près de cinq mètres); et suivant Pontoppidan, qui a écrit l'Histoire naturelle de la Norwége, et qui a pu voir un très grand nombre d'individus de cette espèce, le squale glauque a quelquefois dix brasses de lon-
Duhamel, Traité des pêches, seconde partie, sect. 9, p. 298. « Glauque, td. canis carcharias, vulgo requiem , » Plumier, dessins sur vélin du Muséum d'histoire naturelle.
Cagnot bleu, Valinont de Bomare, Dictionnaire d'histoire naturelle,
gueurÎ. Îl est d’ailleurs très dangereux, parce que sa couleur empêche qu'on ne le distingue de loin au milieu des eaux, parce qu'il s'approche à l’improviste, et qu'il joint à la force due à sa taille toute celle qu'il peut tenir d’une grande audace.
Plusieurs voyageurs, et particulièrement Plumier?, lui ont appliqué en conséquence les dénominations que la puissance redoutable du requin a fait donner à ce dernier, et ils l'ont nommé Requiem et Carcharias.
Ses dents triangulaires, allongées et aiguës, ne sont pas dentelées comme celles du requin, ni un peu cnniques comme celles du très-grand : on en trouve de fossiles dans un très grand nombre d’endroits; et cela ne doit pas surprendre, puisque le glauque habite à toutes les latitudes, depuis l’île de l’Ascension jusqu'aux mers polaires. Sa première nageoire dorsale est plus près de la tête que les nageoires ventrales ; il a une fossette sur la partie supérieure de l’extrémité de la queue ; le lobe supérieur de la nageoire caudale est trois fois plus long que l’inférieur; et sa peau est moins rude que celle de presque tous les autres squales.
. Suivant Ascagne, lorsqu'un squale glauque a huit pieds de long, EE en a quatre de circonférence, et il pèse deux cents livres. 2. Dessins sur vélin déjà cités.
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