‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 3)Chapitre 5 sur 113 · Les raies et la plupart des squales · texte numérisé non relu

Les raies et la plupart des squales

3. De grands naturalistes, et même Linnée . ont cru pendant longtemps que les poissons cartilagineux avoient de véritables poumons en même temps que des branchies, et ïis les ont en conséquence séparés des autres poissons, en leur donnant le rom d’amphibies nageurs ; l'on trouvera, dans les articles relatifs aux dicdons, l’origine de cette erreur, dont on a dû la première réfutatior à Vicq-d’Azir et à M. Broussonnet.

Au reste, quels que soient la forme, le nombre , et la grandeur des branchies, elles sont placées, de chaque côté de la tête, dans une cavité qui n’est qu'une prolongation de l’intérieur de la gueule; ou si elles ne sont composées que de poches plissées, chacune de ces bourses communique par un ou deux orifices avec ce même intérieur, pendant qu'elle s'ouvre à l'extérieur par un autre orihice. Mais, comme nous décrirons en détail! les légères différences que la contexture de ces organes apporte dans l’arrivée du fluide nécessaire à la respiration des poissons, ne nous occupons maintenant que des branchies qui appartiennent au plus grand nombre de ces animaux, et qui consistent principalement dans des arcs solides et dans une ou deux rangées de petites lames.

Souvent Ére entre par la bouche, pour parvenir jusqu'à la cavité” qui, de chaque côté de la tête, renferme les branchies; et lorsqu'elle a servi à la respiration , et qu’elle doit être remplacée par un nouveau fluide, elle s'échappe par ua orifice latéral, auquel on a donné le nom d'ouverture branchiale?. Dans quelques espèces, dans les pétromyzons, dans les raies, et dans plusieurs squales, l’eau surabondante peut aussi sortir des deux cavités et de la gueule par un ou deux petits tuyaux ou évents, qui, du fond de la bouche, parviennent à l'extérieur du corps vers le

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