Requiem
Lamia.
Lamie.
Frax, sur quelques côtes de l'Océan européen.
Haj, sur quelques rivages du nord de l'Europe.
Haye, en Hollande.
Haafisk, en Danemarck.
Hauwkal, ibid.
Haakal, en Islande.
WV hite shark, en Angleterre.
Chien de mer requin, Daubenton, Encyclopédie méthodique.
« Squalus corpore cinereo , dorso lato, » Bloch, Histoire naturelle des Poissons, quatrième partie, édition allemande , page 55, n. 119.
« Squalus dorso plano, dentibus plurimis ad latera serratis, » Arted. gen. 70, syn. 98.
2. Nous avons préféré, pour le genre dont nous aïlons traiter, le nom de Squale, admis par un très grand nombre de naturalistes modernes, à celui de Chien de mer, qui est composé, et qui présente une idée fausse. En effet, les squales sont bien des habitants de la mer, mais sont certainement, dans l’ordre des êlres, bien éloignés du genre des chiens.
« De Pline, dit Rondelet (premiére partie, Liv. 13. chap. 1}, sont » nommés squali, quasi squallidi, iaids à voir, et rudes ; car ils sont » tous couverts de peau âpre. »
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grandes divisions de la même famille. Que l’on déplace en effet les ouvertures des branchies des raies, que ces orifices soient transportés de la surface inférieure du corps sur les côtés de l'animal, qu’on dimi-
Ot. “abric. Faun. Groenl. p. 127.
Müller, prodrom. Zoolog. danic. p. 58, n. 316.
Gunner, Act. nidros. 2, p. 870, tab. 10 et 11.
Chien de mer requin, Bonnaterre, planches de l'Encyclopédie méthodique
Gronov. mus. 1, 138. Zooph. 145.
Browne , Jam. p. 458, n. 2.
Cynoccphalus albus, Klein , miss. pisc. 8, p. 5,n.1.
Aristoi. Hist. anim. 1. 5, c. 5; et lib. 9, c. 37.
Plin. Hist. mundi, 1. 9, ce. 24.
Lamie , Rondelet, première partie, liv. 13, chap. 11.
Athen. 1. 7, pag. 506-510.
Belon, Aquat. p. 58.
Gesn. Aquat. p. 170, icon. anim. p. 151-159, thierb. p. 81, b2.
Carcharias canis, seu lamta. Alrovand. pisc. p. 581, 582, 58%.
EH Jonstou, pisc. p. 24, tab. 6, fig. 6.
Fermin, Surin. 2, p. 248.
Dutertre, Antil. p. 202.
Requin , Broussonct, Mém. de l’Acad. des Sciences de Paris, pour l'an 1780, p. 670, n. 19.
White shark, Willaghby, Ichth. p, 47, tab. b. 7.
Id. Ray. pisc. p. 18.
Id. Brit. Zocl. 5, p. 82, n. 4.
Requin , Valmont de Bomare, Dict. d'Histoire naturelle,
Tiburone, Marcgrav. lib. 4.
Nieremb, lb, 12, c. 20.
Piscis Jonæ, seu anthropophagus, quorumdam.
Canis galeus, Salviani, 152.
Tubaron ou hays, Sloan. Voyage, p. 24.
Duhamel. Traité des pêches, seconde partie, sect. 9, chap. 4. art. 1, pl. 19.
« Squalus dentibus serratis, multiplici ordine stipatis, fovea ad » basim caudæ iunulata. » Commerson , manuscrits déposés au Muséun d'Histoire naturelle,
‘ DÉS POISSONS. 927 nue la grandeur des nageoires pectorales, qu'on grossisse dans quelques uns de ces cartilagineux l’origine de la queue, et qu'on donne à cette origine le même diamètre qu’à la partie postérieure du corps, et les raies seront entièrement confondues avec les squales. Les espèces seront toujours distinguées les unes des autres ; mais aucun caractère véritablement générique ne pourra les diviser en deux groupes : on comptera le même nombre de petits rameaux; mais on ne verra plus deux grandes branches principales s'élever separément sur leur tige commune. ü
Quelques squales ont. comme les raies, des évents placés auprès et derrière les yeux; quelques autres ont, indépendamment de ces évents, üne véritable aageoire de l'anus, très distincte des nageoires ventrales, et qu'aucune raie ne présente; il en est enfin qui sont pourvus de cette même nageoire de l'anus, et qui sont dénues d’évents. Les premiers ont évidemment plus de conformité avec les raies que les seconds, et surtout que Îles troisièmes. Nous n’avons pas cru cependant devoir exposer les formes et les habitudes des squales dans l’ordre que nous venons d'indiquer, et que l’on pourroit à certains égards regarder comme le plus naturel. La nécessité de commencer par montrer les objets les mieux connus et de les faire servir de terme de comparaison, pour juger de ceux qui ont été moins bien et moins fréquemment observés, nous a forcés de préférer un ordre inverse , et de placer les premiers dans cette histoire, les squales qui n'ont pas d'évents, et qui ont une nageoire de l'anus.
Au reste, les espèces de squales ne diffèrent dans
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ieurs formes et dans leurs habitudes que par un petit nombre de points. Nous indiquerons ces points de séparation dans des articles particaliers ; mais c’est en nous occupant du plus redoutable des squales, que nous allons tâcher de présenter en quelque sorte l’ensemble des habitudes et des formes du genre. Le requin va être, pour ainsi dire, le type de la famille entière ; nous allons le considérer comme le squale par excellence, comme la mesure générale à laquelle nous rapporterons les autres espèces; et l'en verra aisément combien cette sorte de prééminence due à la supériorité de son volume, de sa force et de sa puissance , est d’ailleurs fondée sur le grand nombre d'observations dont la curiosité et la terreur qu'il inspire l'ont rendu dans tous les temps l’objet.
Ce formidable squale parvient jusqu'àune longueur de plus de dix mètres (trente pieds ou environ); ül pèse quelquefois près de cinquante myriagramimes ( mille livres) !; et il s’en faut de beaucoup que l’on ait prouvé que l’on doit regarder comme exagérée l'assertion de ceux qui ont prétendu qu'on avoit pêché un requin du poids de plus de cent quatre-vingtdix myriagrammes (quatre mille livres) ?.
Mais la grandeur n’estpas son seul attribut : ika reçu aussi la force, et des armes meurtrières; et, féroce autant que vorace , impétueux dans ses mouvements, avide de sang, et insatiable de proie, il est véritablement le tigre de la mer. Recherchant sans crainte tout ennemi, poursuivant avec plus d’obstination , attaquant avec plus de rage, combattant avec plus