‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 4)Chapitre 103 sur 198 · rayons à la membrane des branchies · texte numérisé non relu

rayons à la membrane des branchies

15 aiguillons.et 12 rayons articulés à [a nageoïire du dos. 14 rayons à chacune des pectoraies.

1 aiguillon el 5 rayons articulés à chacune des thoracines, 10 aiguillons et 20 rayons articulés à la nagcoïre de l’anus.

16 rayons à celle de la queue.

DES POISSONS. . . 207 de cet os a paru au voyageur que nous venons de citer, très digne d’être recherché , et nous nous en occuperons de nouveau dans notre Discours sur les parties solides des poissons.

La nageoire du dos commence loin de la nuque, et s'élève ensuite à mesure qu'elle s'approche de la caudale , auprès de laquelle elle est très arrondie.

Chaque nageoire thoracine renferme six rayons. Le premier est un aiguillon très fort ; le second se termine par un filament qui s'étend jusqu'à l’extrémité de la nageoire de la queue, ce qui donne à l’osphronème un rapport très marqué avec les trichopodes : mais dans ces derniers ce filament est la continuation d’un rayon unique , au lieu que, dans l’osphronème , chaque thoracine présente au moins cinq rayons.

L'anus est deux fois plus près de la gorge que de l'extrémité de la queue : la nageoire qui le suit a une forme très analogue à celle de la dorsale; mais, ce qui est particulièrement à remarquer, elle est beaucoup plus étendue.

On ne compte au dessus nj au dessous de ia caudale , qui est arrondie, aucun de ces rayons articulés, très courts et inégaux, qu'on a nommés Faux rayons où rayons: bâtards ; et qui accompagnent la nageoire de la queue:d’un si grand nombre de poissons.

Enfin Ja ligne latérale, plus voisine du dos que du ventre, n'offre pas de courbure très sensible.

Âu reste, le goramy est brun avec des teintes rougeûtres plus claires sur les nageoires que sur le dos; et les écailles de ses côtés et de sa partie inférieure ,

qui sont argentées et bordées de brun, font paroître ces mêmes portions comme couvertes de mailles.

HebsEPIHOBOPEHOrMTOHETOHPEPETESOMOTOBERTCLEROSAEELOLE St EE SE SEODOB CEE ÉE OS 0 FO EE EE ED

L'OSPHRONÈME GAL".

Labrus Gallus, Lixx., GuEr. — Osphronemus Gallus, Lacer.

ForskAEL a vu sur les côtes d'Arabie cet osphronème , qu'il a inscrit parmi les scares, et que le professeur Gmelin à ensuite transporté parmi les labres , mais dont la véritable place nous paroît être à côté du goramy. Ce poisson est regardé comme très venimeux par les habitants des rivages qu'il fréquente; et dès lors on peut présumer qu'il se nourrit de mollusques , de vers , et d’autres animaux marins imprégnés de sucs malfaisants ou même délétères pour l’homme. Mais s'il est dangereux de manger de la chair du gal, il doit être très agréable de voir cet osphronème : il offre des nuances gracieuses, variées et brillantes; et ces humeurs funestes, dérobées aux

s. Scarus Gallus. Forskael, Faun. Arab., p. 26, n. 11.

DES POISSONS. 209 regards par des écailles qui resplendissent des couleurs qui émaillent nos parterres, offrent une nouvelle image du poison que la nature à si souvent placé sous des fleurs.

Le gal est d'un vert foncé; et chacune de ses écailles étant marquée d’une petite ligne transversale violette ou pourpre, l’osphronème paroît rayé de pourpre ou de violet sur presque toute sa surface. Deux bandes bleues règnent de plus sur son abdomen. Les nageoires du dos et de l’anus sont violettes à leur base, et bleues dans leur hord extérieur ; les pectorales bleues et violettes dans leur centre; les thoracines bleues ; la caudale est jaune et aurore dans le milieu , violette sur les côtés, bleue dans sa circonférence ; et l'iris est rouge autour de la prunelle, et vert dans le reste de son disque.

Le rouge, l’orangé, le jaune, le vert, le bleu, le pourpre et le violet, c’est-à-dire les sept couleurs que donne le prisme solaire, et que nous voyons briller dans l’arc-en-ciel , sont donc distribuées sur le gal, qui lies montre d’ailleurs disposées avec goût, et fondues les unes dans les autres par des nuances très douces.

Ajoutons, pour achever de donner une idée de cet osphronème, que sa lèvre inférieure est plissée de chaque côlé; que ses dents ne forment qu'une rangée ; que celles de devant sont plus grandes que celles qui les suivent, et un peu écartées l’une de l’autre ; que la ligne latérale se courbe vers le bas, auprès de la fin de la nageoire dorsale ; et que les écailles sont striées, foiblement attachées à l'animal,

et membraneuses dans une grande partie de leur contouri.

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