‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 4)Chapitre 109 sur 198 · SOIXANTE-DIX-SEPTIÈME GENRE · texte numérisé non relu

SOIXANTE-DIX-SEPTIÈME GENRE

LES PLECTORHINQUES.

Une seule nageoire dorsale ; point d’aiguillons isolés au devant de la nageoire du dos, de carène latérale, ni de petite nageoire au devant de celle de l'anus ; les lèvres plissées et contournées ; une ou plusieurs lames de l’opercule branchiul dentelées.

ESPÈCE. CARACTÈRES

Treize aiguillons à la nageoire du dos; de LE PLECTORWINQUE rl) grandes taches irrégulières, chargées de DONOÏDE, ; taches beaucoup plus foncées, inégales,

et presque rondes.

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LE PLECTORINQUE

CHÉTODONOÏDE.

Plectorkynchus chetodonoides, Lacer. — Diagramma chetodonoides,. Cuv.

Le mot plectorhinque désigne les plis extraordinaires que présente le museau de ce poisson, et qui forment, avec la dentelure de ses opercules, un de ses principaux caractères génériques. Nous avons employé de plus, pour cet osseux, le nom spécifique de Chétodonoïde, parce que l’ensemble de sa conformation Jui donne de très grands rapports avec les Chétodons, dont l'histoire ne sera pas très éloignée de la description du plectorhinque. Ce dernier animal leur ressemble d’ailleurs par la beauté de sa parure. Sur un fond d'une couleur très foncée, paroissent en effet, de chaque côté, sept ou huit taches très étendues, inégales, irrégulières, mais d'une nuance claire et très éclatante, variées par leur contour, agréables par leur disposition , relevées par des taches plus petites, foncées, et presque toutes arrondies, qu'elles renferment en nombre plus ou moins grand. On

peut voir aisément , par le moyen du dessin que nous avons fait graver, le bel effet qui résulte de leur figure, de leur ton, de leur distribution , d'autant plus qu’on aperçoit des taches qui ont beaucoup d’analogie avec ces premières, à l'extrémité de toutes les nageoires , et surtout de Îa partie postérieure de la nageoire du dos.

Cette nageoïire dorsale montre une sorte d’échancrure arrondie qui la divise en deux portions très contiguës, mais faciles à distinguer, dont l’une est soutenue par 15 rayons aiguillonnés, et l’autre par 20 rayons articulés!, Les thoracines et la nageoire de l’anus présentent à peu près la même forme et la même surface l’une que l’autre : les deux premiers rayons qu'elles comprennent, sont aiguillonnés, et le second de ces deux piquants est très long et très fort.

La nageoire caudale est rectiligne ou arrondie. Il n'y a pas de ligne latérale sensible. La tête est grosse, comprimée comme le corps et la queue, et revêtue, ainsi que ces dernières parties, d'écailles petites et placées les unes au dessus des autres. Des écailles semblables recouvrent des appendices charnus auxquels sont attachées les nageoires thoracines, les pectorales et celle de l'anus.

L'œil est grand ; l’ouverture de la bouche petite ; le museau un peu avancé , et comme caché dans les

1. 15 rayons à chacune des nageoires pectorales. 2 rayons aiguillonnés et 13 rayons articulés à celle de l'anus. 18 rayons à celle de la queue.

224 HISTOIRE NATURELLE plis et les contours charnus ou membraneux des

deux mâchoires.

Nous avons décrit cette espèce encore inconnue des uaturalistes, d’après un individu de la collection

hollandoise donnée à la France.

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