À la membrane des branchies.. . . . . * . . . 4 rayons
A la première nageoïre dorsale. . . . . . . . 7 Alaseconde sn dr en MR LT 7 À chacune des pectorales, . . . . . .. SES LEE T7 A chacun des thoracines. . . . . . . . RE 4 À celle. de l'anus 1MMEMRO ONU, à EAU 12
À :celletde!fafqueue MMM 0 PEUR 18
DES POISSONS. 329 une espèce de petit Lerrier; et lorsqu'il sort de cet asile ou de cette embuscade, c’est avec une très grande rapidité qu'il nage, soit pour atteindre la petite proie qu'i préfère, soit pour échapper à ses nombreux ennemis. Il aime à se nourrir de très jeunes poissons , ainsi que de vers et d'insectes aquatiques ; et lorsque cet aliment lui manque, il se Jette sur les œufs des diverses espèces d'animaux qui habitent dans les eaux qu'il fréquente. Il est très vorace : mais la vivacité de ses appétits est trop éloignée de pouvoir compenser les effets de la petitesse de sa taille, de ses mauvaises armes et de son peu de force; et il succombe fréquemment sous la dent des perches, des saumons, et surtout des brochets. La bonté et la salubrité de sa chair, qui devient rouge par la cuisson comme celle du saumon et de plusieurs autres poissons délicats et agréables au goût, lui donne aussi l'homme pour ennemi. Dès le temps d’Ârisiote, on savait que, pour le prendre avec plus de facilité, il falloit frapver sur les pierres qui lui servoient d’abri, qu'à l'instant il sortoit de sa retraile, et que souvent il venoit, tout étourdi par le coup, se livrer lui-même à la main ou au filet du pècheur. Le plus souvent ce dernier emploie la nassef, pour être plus sûr d’empèêcher le chabot de s'échapper. Il faut saisir ce cotte avec précaution lorsqu'on veut le retenir avee la iain : sa peau très visqueuse lui donne en effet la faculté de glisser facilement entre les doigts. Cependant, malgré tous les piéges qu'on lui tend, et le
1. Voyez la descriplion de la nasse dans l'article du Pélromyzon
lamprote.
grand nombre d’ennemis qui le poursuivent, on le trouve fréquemment dans plusieurs rivières. Cette espèce est très féconde. La femelle, plus grosse que le mâle, ainsi que celles de tant d’autres espèces de poissons, paroît comme gonflée dans le temps où ses œufs sont près d’être pondus. Les protubérances formées par les deux ovaires, qui se tuméfent, pour ainsi dire, à cette époque, en se remplissant d’un très grand nombre d'œufs , sont assez élevées et assez arrondies pour qu'on les ait comparées à des mamwelles ; et comme une comparaison peu exacte conduit souvent à une idée exagérée, et une idée exagérée à une erreur, de célèbres naturalistes ont écrit que la femelle du chabot avoit non seulement un rapport de forme, mais encore un rapport d'habitude, avec les animaux à mamelles, qu’elle couvoit ses œufs, et qu'elle perdoiït plutôt la. vie que de les abandonner. Pour peu qu'on veuille se rappeler ce que nous avons écrit 1 sur la manière dont les poissons se reproduisent, on verra aisément combien on s’est mépris sur le but de quelques actes accidentels d’un petit nombre d'individus soumis à l'influence de circonstances passagères et très particulières. On a pu observer des chabots femelles et même des chabots mâles se retirer, se presser, se cacher dans le mème endroit où des œufs de leur espèce avoient été pondus, les couvrir dans cette attitude, et conserver leur position malgré un grand nombre d’eflorts pour la leur faire quitter. Mais ces manœuvres n’ont point été des soins