Stint, en Allemagne
Kleiner stint, en Livonie.
Loffel stint, ibid.
Kurizer stint , ibid.
Stintites , ibid.
Jern lodier, en Laponie.
Sind lodder, ibid.
Nars , en Suède.
Lodde, en Norwége.
Rogn-sild-lodde, ibid.
Rotke , ibid.
Krockle, ibid.
Spiering , en Hollande.
Smelt , en Angleterre.
Sjiro iwo , au Japon.
Salmone éperlan, Daubenton et Hauy, Encyclopédie méthodique. Id. Bonvaterre , planches de l'Encyclopédie méthodique. Faun. Suecic. 550.
« Osmerus, radiis pinnæ ani septemdecim. » Artedi, gen. 10, syn. 21, spec. 45.
Gronov. mus. 1,p.18,n. 49- Bloch, pl. 28, fig. 2.
Klein, miss. pise. 5, p. 20, tab. 4, fig. 5, 4.
LACÉDÈDE, XL. 19
291 HISTOIRE NATURELLE Son dos et ses nageoires présentent un beau gris ; ses côtes et sa partie inférieure sont argentés; et ces deux nuances, dont l’une très douce et l’autre très éclatante , se marient avec grâce, sont d'ailleurs relevées par des reflets verts, bleus et rouges, qui, se mêlant ou se succédant avec vitesse, produisent une suite très variée de teintes chatoyantes. Ses écailles et ses autres téguments sont d’ailleurs si diäphanes, qu’on peut distinguer dans la tête le cerveau, et dans le corps les vertèbres et les côtes. Cette transparence, ces reflets fugitifs, ces nuances irisées, ces teintes arventines, ont fait comparer l’éclat de sa parure à celui des perles les plus fines ; et de cette ressemblance est venu , suivant Rondelet, le nom qui lui a été donné.
Cet osmère répand une odeur assez forte. Des observateurs que ses couleurs avoient séduits, voulant trouver une perfection de plus dans leur poisson favori, ont dit que cette odeur ressembloit beaucoup à celle de la violette : il s'en faut cependant de beaucoup qu'elle en ait l'agrément, et l’on peut même, dans beaucoup de circonstances, la regarder presque comme fétide.
L'ensemble de l’éperlan présente un peu la forme d’un fuseau. La tête est petite ; les veux sont grands et ronds. Des dents menues et recourbées garnissent
Esperlan, Rondelet, seconde partie, chap. 18.
Eperlanus fluviatilis, Gesner, Aquat., p. 562; Thierb., p. r$o. Eperlanus , Aldrovand. Pisc., p. 556.
Id. Willaghby, ichthyolog., p. 202.
Mais oise 1p:160 , n./44
Smnalt, Brit. Zoolog. 5, p. :60. n.8.
Eperlan , Valmont de Bomare, Dictionnaire d'histoire naturelle.
Id, Duhamet, Traité des pêches.
DES POISSONS. 209 les deux mâchoires et le palais ; on en voit quatre ou cinq sur la langue. Les écailles tombent aisément.
Cet osmère se tient dans les profondeurs des lacs dont le fond est sablonneux. Vers le printemps, il quitte sa retraite, et remonte dans les rivières en troupes très nombreuses, pour déposer où féconder ses œufs. Il multiplie avec tant de facilité, qu'on élève dans plusieurs marchés de l'Allemagne, de la Suède et de l’Angleterre, des tas énormes d'individus de cette espèce.
Il vit de vers et de petits animaux à coquille. Son estomac est très petit ; quatre ou cinq appendices sont placés auprès du pylore ; la vessie natatoire est simple et pointue par les deux bouts; l'ovaire est simple comme la vessie natatoire ; les œufs sont jaunes et très difficiles à compter; des points noirs sont répandus sur le péritoine, qui est argentin. On trouve cinquante-neuf vertèbres à l’épine du dos, et trente-cinq côtes de chaque côté ?.
Une variété de Pespèce que nous décrivons habite les profondeurs de la Baltique , de l'Océan atlantique boréal, et des environs du détroit de Magellan?. Elle
1. Il est difficile de présenter l’histoire de l’éperlan avec plus d'étendue et d’une manière plus utile, que M. Noël, dans l'ouvrage qu'il a publié à ce sujet il y a quelques années,