Orplhie
Arplhye.
Aiguille de mer.
Éguillette , auprès de Brest.
Hagojo, auprès de Marseille.
Aguillo, ibid.
Aguio, dans le département du Var. (Noteenvoyée par M. Fauchet, préfet de ce département. )
Acuchia, en italie.
Angusicula, ibid.
Charman, en Arabie.
Choram, ibid.
Hornhecht, en Allemagne.
Nadelhecht, ibid.
Schnefel, aaprès de Dantsig.
Nabbgiadda, en Suède.
Horn-give, en Norwége.
Nekhhesild, ibid.
Horn-igel , ibid.
Gierne-fur, en Islande.
Horn-fisk, en Danemarck.
Geep-wisch, en Hollande.
DES POISSONS. 907 queue sont d’ailleurs si déliés, que la longeur totale de l'animal est souvent quinze fois plus grande que
Nacdl-fish, en Angleterre.
Garfisch, ibid.
Horn-fish, ibid.
Sea-reedel , ibid.
Garpike, ibid.
Timucu, au Brésil.
Peisce agutha, ibid.
Tkan tsjakalang hidjoe , danses Indes rientales.
Grone tsjakalang of geep, ibid.
Ablennes , par plusieurs auteurs.
Ésoce bélone, Daubenton et Hauy, Encyclopédie méthodique.
Id. Bonnalerre, planches de l'Encyclopédie inéthodique.
Orphie, Bloch, pl. 55.
Esox belone, Ascagne, 5, pl. 6.
Brünn. pisc. Massil., p. 79, n. 95.
Muller, Prodrom. Zoolog. Dan., p. 49, n. 40.
l'aun. Suecic. 856.
« Esox rostro cuspidato, gracili, subterett et spithamati. » Artedi, gen. 10, Syn. 27.
Rhaphis, Oppian., bb. 1, 172, et 3, 605.
Id, Athen.. lib. 8, p. 355.
Ahaniger, Albert., Bb. 24, p. 241, a, edit. Venetæ , 1495.
Acus piscis, Salvian., fol. 68.
Belone et raphis , id est acus. Petri Arledi Syaonymia pisciuim., cic., auctore J. G. Schneider, etc.
Gronov. Mus. 1, n. 39; Zooph., p. 117, n. 66.
« Mastaccembelus mandibulis longissinis, ete.» Klein, miss pise. 4, poeme titab"5 fes:
Aiguille, Rondelet, première partie, liv. 8, chap. 5.
« Acus prima species. » Gesner, Aquat., p. 9, 10, Thierb., p. 48,B.
« Acus vulgaris, acus Oppiani. » Aldrovand, pise., p. 106, 107.
Acus vulgaris, Willughby, Ichthyolog. p. 251, tab. p. 2, fig. 4, Append., tab. 3, fig. 2.
Raï, pisc., p. 109.
Seapike , Brit. Zoology, p. 274, n. 2,
Timucu, Marcgrav. Brasil., 168.
Orphie, Valmont de Bomare, Dictionnaire d'histoire aturelle.
sa hauteur : il n’est donc pas surprenant qu’on lui ait donné le nom d’Aiguille. On l’a nommé aussi Anguille de mer, parce qu'il vit dans l’eau salée, et que ses formes générales ont beaucoup d’analogie avec celles de la murène anguille. La ressemblance dans la conformation amène nécessairement de grands rapports dans les mouvements et dans les habitudes; et en effet la manière de vivre de l’ésoce bélone est semblable, à plusieurs égards, à celle de l’anguille.
Les dents du bélone sont petites, mais fortes, égales, et placées de manière que celles d’une mâchoire occupent , lorsque la bouche est fermée , les intervalles de celles de l’autre. Les yeux sont gros. La ligne latérale est située d’une manière remarquable ; elle part de la portion inférieure de l’opercule , reste toujours très près du dessous du corps ou de la queue, et se perd presque à l'extrémité inférieure de la base de la caudale. La queue s'élargit, ou, pour mieux dire, grossit à l’endroit où elle pénètre en quelque sorte dans la nageoire de la queue ; les autres nageoires sont courtes.
La partie supérieure du poisson est la seule sur laquelle on voie des écailles un peu grandes, tendres ét arrondies.
Lorsque le bélone serpente, pour ainsi dire, dans l’eau , ses évolutions, ses contours, ses replis tortueux, ses élans rapides, sont d'autant plus agréables, que ses couleurs sont belles, brillantes et gracieuses; le front , la nuque et le dos, offrent un noir mêlé d’azur; les opercules réfléchissent des teintes vertes, bleues et argentines : la moitié supérieure des côtés est d’un vert diversifié par quelques reflets bleuâtres; l’autre
DES POISSONS, | 969 moitié répand, ainsi que le ventre, l'éclat de l'argent le plus pur : du gris ou du bleu sont distribués sur les nageoires.
Ce poisson si bien paré et si svelle a été observé dans presque toutes les mers; il en quitte les profondeurs pour aller frayer près des rivages, où il annonce, par sa présence, la prochaine apparition des maquereaux. Il n’a communément qu'un pied et demi de longueur, et ne pèse que deux à quatre livres; il devient alors très souvent la proie des squales, des grandes espèces de gades, ou d’autres habitants de la mer voraces et bien armés : mais il parvient quelquefois à de plus grandes dimensions. Le chevalier Hamilton a vu pêcher, à Naples, un individu de cette espèce, qui pesoit quatorze livres ; et Renard assure qu’on trouve, dans les Indes orientales, des bélones de six à neuf pieds de longueur, dont la morsure est, dit-on, très dangereuse, et même mortelle, apparemment à cause de la nature de la blessure que font leurs dents nombreuses et acérées.
On prend les bélones pendant les nuits calmes et obscures, à laide d’une torche allumée, qui les attire en contrastant avec des ténèbres épaisses, et par le moyen d'un instrument garni d’une vingtaine de longues pointes de fer, qui les percent et les retiennent; on en pêche jusqu’à quinze cents dans une seule nuit.
En Europe, où le bélone a la chair sèche et maigre, on ne le recherche guère que pour en faire des appâts.
Son canal intestinal proprement dit n'offre pas de
sinuosité, et n’est pas distinct, d’une manière sensible, de ia fin de l’estomac.
L'épine dorsale est composée de quatre-vingt-huit vertèbres; elle soutient de chaque côté cinquante-une côtes ; lorsque ces côtes et ces vertèbres sont exposées à une chaleur très forte, elles deviennent vertes. Un effet semblable a été observé dans quelques autres poissons, et particulièrement dans des espèces de blennies; et ces phénomènes paroiïssent confirmer ce que nous avons dit de la Vature des Poissons (voyez notre Discours sur ce sujet), surtout lorsqu'on rapproche cette coloration rapide de la lueur phospharique que répandent dans l'obscurité ces os verdis par la chaleur i. |
1. 15 rayons à chaque pectorale de l’ésoce bélone. 7 rayons à chaque ventrale.
25 rayons à la nageoire de la queue.
DES PO!ISSONS. 971
S PE TP MMA MMNID SN PIMOPMIMETPEPIME D PER E A FNO TPE ÉPOMDED PAP PEINE PMP MEPA EAN SET SP APE PET ED
L'ÉSOSE ARGENTÉ!,
Butirinus indicus, Cuv. — EÉsox argenteus, FoRrsk., Lacer., Linn., Guez. — Argentina Glossodonta , Forsk. — Argentina Bonuk, Lacer.
L'ÉSOCE GAMBARUR?,
Hemtramphus marginatus , Cuv. — Esox Gambarur, Lacer. — Esox marginalus, Linn., Gmer.
ET L'ÉSOCE ESPADON3.
Hemiramphus brasiliensis, Cuv. — Esox brasiliensis. Linn., BLrocu, pi. 591. — EÉsox Gladius. Lace.
GEORGE Forster a découvert l’argenté dans les eaux douces de ja Nouvelle-Zélande, et d’autres îles du