‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 5)Chapitre 64 sur 177 · Synonymie des poissons d'Artedi, etc., p · texte numérisé non relu

Synonymie des poissons d'Artedi, etc., p

glanis dans l’ancienne Alsace. Ils avoient d’abord fait à grands frais plusieurs voyages en Hongrie, pour y chercher dans le Danube plusieurs silures de cette espèce ; ils avoient appris ensuite que des glanis habitent un lac de deux lieues de tour, situé dans la Souabe, à quelques milles de Doneschingen, à trente ou trente-cinq lieues de Strasbourg, et par conséquent beaucoup plus près des bords du Rhin que les rives hongroises du Danube. Ce lac se nomme en allemand, Feder-see; en latin, Lacus plumarius; en françois, lac aux Plumes. Ils en avoient apporté plusieurs de ces silures, qu’on avoit déjà multipliés dans les étangs de feu le respectable et malheureux Dietrich, au point qu'on y en comptoit plus de cinq cents; mais il y a une douzaine d'années que, lors d’un événement extraordinaire, ces poissons furent enlevés, et il n’en reste plus dans les étangs du département du Bas-Rhin. M. Durr le neveu, et son beau-frère M. Hirschel, font toujours venir du Feder-see des glanis, qu'ils vendent à Strasbourg , ou qu'ils envoient plus loin, et dont les plus petits pèsent ordinairement douze livres 1.

1. 16 rayons à la membrane branchiale du silure glanis. 18 rayons à chaque pectorale.

15 rayons à chaque ventrale.

17 rayons à la nagcoire de la queue.

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LE SILURE VERRUQUEUX,

Aspredo verrucosus, Ouv. — Platystæus verrucosus, BLrocu. — Stilurus verrucosus, Lacer.

LE SILURE ASOTE*.

Silurus Asotus, Parras, Linn., Lacer., Guv.

La tête du verruqueux présente, dans sa partie supérieure , un sillon longitudinal, à la suite duquel on voit sur le dos une saillie également longitudinale. Il n’y a qu'un orifice à chaque narine. Le premier rayon de chaque pectorale est très dur, très fort et dentelé.

On trouve dans l’Asie l’asote, qui, de même que le verruqueux , à dans le premier rayon de chaque pectorale une sorte de dard dentelé, et dangereux, par sa dureté et sa grosseur, pour les animaux que ce silure attaque, ou qu'il tâche de repousser. Les dents

1. Platyste verrue, platystœus verrucosus, Bloch, pl. 575, fig. 5. 2. Silure asote, Daubenton et Haüy, Encyclopédie méthodique. Id. Bonnaterre, planches de l'Encyclopédie méthodique.

de ce poisson sont très nombreuses ; et sa nageoire de l’anus s'étend jusqu’à celle de la queue {.

1. 5 rayons à la membrane branchiale du silure verruqueux. 8 rayons à chaque pectorale.

6 rayons à chaque ventrale.

10 rayons à la nageoïre de la queue.

16 rayons à la membrane branchiale du silure asote. 14 rayons à chaque pectorale.

16 rayons à la caudale.

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LE SILURE FOSSILE”.

Silurus fossilis, Linn., Guec., BLocu, Lacer., Cuv.

Brocu avoit reçu de Tranquebar un individu de cette espèce. Le dessus de la tête de ce poisson montroit une fossette longitudinale. La couverture osseuse, qui revêtoit cette même partie, étoit terminée par trois pointes. On voyoit de petites dents à la partie antérieure du palais, ainsi qu'aux deux mâchoires, qui étoient aussi avancées l’une que l’autre. La langue étoit courte, épaisse et lisse. La ligne latérale descendoit jusque vers les ventrales, et s’'étendoit ensuite directement jusqu'à la nageoire de la queue, dont l'anus étoit une fois plus éloigné que de la tête. Le premier rayon de chaque pectorale paroïssoit très fort. On pouvoit distinguer les muscles de l’animal au travers de sa peau. Sa couleur générale étoit celle du chocolat ; les nageoires offroient une teinte d’un brun un peu clair, excepté l’anale , qui étoit grise.

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