‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 146 sur 731 · FLÈCHE. 1 1 -J · texte numérisé non relu

FLÈCHE. 1 1 -J

f petite ; la nageoire de

\ la queue arrondie.

à la mémbranchies ; l’ouverture de la bouche

â. Le càleionyme!

japojvais. j

Le premier rayon de la première nageoire dorsale terminé par deux filamens ; la nageoire de la queue fourchtie.

SECOND SOUS-GENRE

Les yeux très-peu rapprochés P un de l’autrê*

ESPECE

CAfiACXERES.

F01STII,I,É, > ; >»

\ de la queue arrondie.

LE CALLlO^VAîE LVRIE

LE CALLÎONYME LIRE E

Callionyme^ lyre; quelles imagesagréables, quels souvenirs touclians rappellent ces deux noms ! Beauté céleste , art enchanteur de la musique, toi qui charmes les yeux, et toi qui émeus si profondément les cœurs sensibles! ces deux noms, ingénieusement assortis , renouvellent , pour ainsi dire , en la retraçant à la mémoire , votre douce , mais irrésistible puissance. A'ous que la plus aimable des mythologies fit naître du sein des flots azurés ou sur des rives fortunées, qui, prés des poétiques rivages de la Grèce héroïque, formâtes une alliance si heureuse, confondîtes vos myrtes avec vos lauriers, et échangeâtes vos couronnes, que vos images riantes embellissent à jamais les tableaux des peintres de la Nature ! Béni soit celui qui, par deux noms adroitement rapprochés, associa vos emblèmes comme vos deux pouvoirs magiques avoient été réunis, et qui ne voulut pas <{u’un des plus beaux habitans d’une mer témoin de votre double origine pût exposer aux regards du naturaliste attentif ses couleurs brillantes, ni l’espèce de lyre qui paroît s’élever sur son dos, sans ramener l’imagination séduite et vers le dieu des arts, et vers la divinité qui les anime, et dont le berceau fut placé sur les ondes ! Non, nous ne voudrons pas séparer deux noms dont l’union est d’ailleurs consacrée par le génie ; nous ne ferons pas de vains efforts pour empêcher les amis de la science de l’être aussi des grâces; nous ne croirons pas qu’une sévérité inutile doive repousser avec austérité des sentimens consolateurs ; et si nous devons chercher à dissiper les nuages que l’ignorance et l’erreur ont rassemblés devant la Nature , à déchirer ces voiles ridicules et surchargés d’ornemens étrangers dont la main maladroite d’un mauvais goût froidement imitateur a entouré le sanctuaire de cette Nature si admirable et si féconde, nous n’oublierons pas que nous ne pouvons la connoître telle qu’elle est, qu’en ne blessant aucun de ses attraits.

Nous dirons donc toujours callionyme lyre. Mais voyons ce qui a mérité au poisson que nous allons examiner l’espèce de

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