‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 151 sur 731 · QUARANTE-TROISIÈME GENRE · texte numérisé non relu

QUARANTE-TROISIÈME GENRE

Les calliomores.

La tête plus grosse que te corps; les ouvertures branchiales placées sur les côtés de Tanimal; les nageoires jugulaires trés-éloignées Cime de Vautre; le corps et laqueuê garnis d'écailles à peine visibles.

CARACTÈRES

Sept rayons à la membrane des branchies ; deux aiguillons à la première pièce, et un aiguillon à la seconde de chaque opercule.

LE CALLIOMORE INDIEN.

Ce mot calliomore , formé par contraction de deux mots grecs, dont l’un est xaAAiovo/roç, et l’autre veut dire limitrophe , voisin , etc., désigne les grands rapports qui rapprochent le poisson que nous allons dé- I crire , des vrais callionymes ; il a même été inscrit jusqu’à présent dans le même genre que ces derniers animaux : mais il nous a paru en différer par trop de caractères es- ' séûUel?, pQiu' que les principes qui nous

dirigent dans nos distributions méthodiques nous aient permis de ne pas l’en séparer.

Le calliomore indien a des teintes bien différentes , par leur peu d’éclat et leur uniformité , des couleurs variées et brillantes qui parent les callionymes, et surtout la lyre : il est d’un gris plus ou moins livide. L’ensemble de sa queue est d’ailleurs trèsdéprimé , c’est-à-dire, aplati de haut en bas ; ce qui le lie avec les uranoscopes dont nous allons parler, et ne contribue pasj)eu à déterminer la place qu’il doit occuper dàns un

ESPECE

Le CAT.tlOMORE INDIEN.

LE CALLIOMORK INDlEiV.

tableau général des poissons. Les ouvertures de ses branchies sont placées sur les côtés de la tête, au lieu de l’être sur la nuque, comme celles des branchies des callionymes; ces orifices ont de plus beaucoup de largeur; la membrane qui sert à les fermer est soutenue par sept rayons ; et l’opercule , composé de deux lames, présente deux piquons sur la première de ces deux pièces, et un piquant sur la seconde.

La mâchoire inférieure est un peu plus avancée que celle de dessus; l’on voit sur

la tête des rugosités disposées longiludînalement ; et le premier rayon de la première nageoire dorsale est très-court et séparé des autres L

C’est en Asie que l’on trouve le callio* more indien,

Page 1