‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 152 sur 731 · A la première nageoiredorsale. 7 rayons · texte numérisé non relu

A la première nageoiredorsale. 7 rayons

à la seconde 13

à cliacune des pectorales . . 20

à cliacune des jugulaires . . 6

à la nageoire de l’anus. . . 13

à celle de la quem?. . . .11

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QUAIUiNTE-QCATRIÈME GENRE.

LLS ORAINOSCOPES.

La télé de primée , et plue, ffrossc que le corps; Icsyùux sur la partie supérieure de la | télé, et Irès-rapprochés ; la mâchoire inférieure beaucoup plus avancée que la supé- ! rieure ; l'ensemble formé par le corps et la queue, presque conique, et revêtu d'écailles ' très- faciles à distinguer ; ch'iquc opercule branchial composé d'une seule pièce, et garni d’une membrane ciliée. 1

Kÿl'l'iCE. CAflAOTtaES.

2. L'i’R axoscopE 1 Le dos garni d’écailles épiiioiiTTC Y.v. ( lieuses.

de l’autre , et placés sur la partie supérieure de la tête , mais tournés de manière que , lorsque l’animal est en repos, ses prunelles sont dirigées vers la surface des eaux, ou le sommet descieiix.

La tête trés-aplatie , et beaucoup plus grosse que le corps , est d’ailleurs revêtue d’une substance osseuse et dure, qui forme comme une sorte de casque garni d’un trèsgrand nombre de petits tubercules, s’étend jusqu’aux opercules qui sont aussi très-durs et verruqueux, présente, à peu prés audessus de la nuque , deux ou plus de deu-X piquans renfermés quelquefois dans une peau membraneuse, et se termine sous la gorge par trois ou cinq autres piquans. Chaque opercule est aussi armé de pointes tournées vers la queue et engagées en partie dans une sorte de gaine très-molle, l^’ouverture de la bouche siluée il

FSPiCE. CARACTÈRES.

1. Ij'rnAN'uscoPE (Le dos dénué d’écailles a AI. ( épineuses,

L’ÜRANOSGOPE RAT

Les noms de callionyme et de irachine donnés à cet animal annoncent les ressemblances qu’il présente avec les vrais callionymes, et avec le genre dont nous nous occuperons après avoir décrit celui des uranoscopes. Nous n’avons pas besoin d’indiquer ces similitudes; on les remarquera aisément. D’un autre côté , cette dénomination dé uranoscopc (qui regarde le ciel) désigne le caractère frappant que montre le dessus de la tête du rat et des autres poissons du même genre. Leurs yeux sont, en eftêt, non-seulement très-rapprochés l’un

t. Tapecon , raspecnn , sur les côtes de plusieurs départemens méridionaux de France ; mesoro ,q^esce preie, t oscassa biauca , bncca in cnpo , tibias quelques contrées de l’Italie.

rüRANOf^COPE RAT. 4 fil

l’exlrémité de la partie siipérieiire de la tête , et l’animal ne peut la fermer qu’en portant vers le haut le bout de sa mâchoire inférieure, qui est beaucoup plus longue que la mâchoire supérieure. La langue est épaisse , foite , courte , large , et hérissée de très-petites dents. De l’intérieur de la bouche et prés du bout antérieur de la mâchoire inférieure , part une membrane , laquelle se rétrécit, s’arrondit et sort de la bouche en filament mobile et assez long.

Le tronc et la queue représentent en- • semble une espèce de cône recouvert de petites écailles, et sur chaque côté duquel s’étend une ligne, latérale qui commence aux environs de la nuque , s’approche des nageoires pectorales % va directement ensuilG jusqu’à la nageoire de la queue, et’ indique une série de porcs destinés à laisser échapper cette humeur onctueuse si nécessaire aux poissons, et dont nous avons déjà eu tant d’occasions de parler.

Il y a deux nageoires sur le dos; celles de la poitrine sont Irés-grandes , ainsi que la caudale. Des teintes jaunâtres distinguent ces nageoires pectorales; celle de l’anus est d’un noir éclatant : l’animal est d’ailleurs brun par-dessus , gris sur les côtés , et blanc par-dessous.

Le canal intestinal de l’uranoscope rat n’est pas très-long , puisqu’il n’est replié qu’une fois ; mais la membrane qui forme les parois de son estomac est assez forte , et l’on compte auprès du pylore, depuis huit jusqu’à douze appendices ou petits cæcums propres à prolonger le séjour des alimens dans l’intérieur du poisson , et par conséquent à faciliter la digestion.

Le rat habite particuliérement dans la Méditerranée. 11 y vit le plus souvent auprès, des rivages vaseux; il s’y cache sous les algues ; il s’y enfonce dans la fange ; et par une habitude semblable à celles que nous avons déjà observées dans plusieurs raies , dans la lophie baudroie, et dans quelques autres poissons, il se tient en embuscade dans le limon , ne laissant paroître qu’une petite partie de sa tête, mais étendant le filament mobile qui est attaché au l)out de sa mâchoire inférieure , et attirant ,

I . A la membrane des branchies. 5 rayons, à la première nageoire dorsale. 4

à la seconde 14

à chacune des pectorales. . • I7

à chacune des jugulaires. . . 6

à la nageoire de l’anus. . . .13

à celle de la queue, qui est rectiligne 12

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