‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 153 sur 731 · L.tCÉPÈDE, IL · texte numérisé non relu

L.tCÉPÈDE, IL

par la ressemblance de celle sorte de iiarliillon avec un ver, de petits poissons qu’il dévore. C’est Rondelet qui a fait connoître le premier cette manière dont l’uranoscope rat parvient à se saisir facilement de sa proie. Ce poisson ne peut se servir de ce moyen de pêcher qu’en demeurant pendant três-long-temps immobile , et paroissant plongé dans un sommeil profond. Voilà pourquoi , apparemment , on a écrit qu’il dormoit plutôt pendant le jour que pendant la nuit, quoique, dans son organisation, rien n’indique une sensibilité aux rayons lumineux moins vive que celle des autres poissons, desquels on n’a pas dit que le temps de leur sommeil fût le plus souvent celui pendant lequel le soleil éclaire l’horizon

11 parvient jusqu’à la longueur de- trois décimètres ; sa chair est blanche, mais quelquefois dure, et de mauvaise odeur ; elle indique, par ces deux mauvaises qualités, les petits mollusques et les vers marins dont le rat aime à se nourrir, et les fonds vaseux qu’il préfère. Dés le temps des anciens naturalistes grecs et latins, on savoit que la vésicule du fiel de cet uranoscope est très-grande, et l’on croyoit que la liqueur qu’elle contient étoit très-propre à guérir les plaies et quelques maladies des yeux.

L’ÜRANOSCOPE HOÜÏ- TÜYN.

Le nom que nous donnons à cet uranoscope est un témoignage de la reconnoissance que les naturalistes doivent au savant Houttuyn , qui en a publié le premier la description.

On trouve ce poisson dans la mer qui baigne les îles du Japon. Il est , par ses couleurs, plus agréable à voir que l’uranoscope rat ; en elFet , il est jaune dans sa partie supérieure, et blanc dans l’inférieure. Les nageoires jugulaires sont assez courtes^; des écailles épineuses sont rangées longitudinalement sur le dos de l’houttuyn,

T. Voyez, dans le Discours sur la naturs des poissons J ce qui concerne le sommeil de cc.s animaux.

2, A la première nageoire dorsale. 4 rayons.

à la seconde .15

à chacune des pectoralc.s. . . 12

à chacune des jugulaires. . . 3

à celle de la queue. , . - . S

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