‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 168 sur 731 · LE GADE SAIDA · texte numérisé non relu

LE GADE SAIDA

et qu’il n’est pas d’un goût très-exquis , il n’est pas surprenant qu’il ait été dans tous les temps très-peu recherché des pêcheurs , et qu’il ait échappé aux observateurs de l’aneientie Grèce , à ceux de l’ancienne Rome , et même aux naturalistes modernes, jusqu’à Pallas, qui en à le premier publié la description, ainsi que nous venons de le dire

Il a beaucoup de rapports avec le merlan, et peut avoir été souvent confondu avec ce dernier poisson. Ses écaille^ oont petites : la couleur de la partie supérieure de son corps et de sa queue est argentée ; toutes les autres portions de la surface de l’animal sont d’un blanc d’argent, exceiité les nageoires, sur lesquelles on voit des teintes jaunâtres ou dorées.

Les lèvres sont doubles et charnues ; les dents très-petites et inégales; la ligne latérale est courbée vers la tête. Le premier rayon de chacune des nageoires jugulaires est divisé en deux , et comme il est plus long que les autres rayons, il paroît, au premier coup d’œil, composer toute la nageoire : dès-lors on croit ne devoir compter que deux rayons dans chacune des jugulaires du gade que nous décrivons, et de là vient la dénomination de blennioïde qui lui a été donnée , parce que la plupart des Rlennies n’ont que deux rayons à chacune des nageoires que l’on voit sous leur gorge.

LE GADE CALLARIAS%

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