ET LE GADE CAPELAN
Le callarias habite non-seulement dans la partie de l’Océan qui baigne les côtes de
1, A la membrane branchiale du
blennioïde 6 rayons,
à la première nageoire
dorsale de. . . . . 10 à 11
à la seconde 17
à la troisième .16
à chacune des pectorales, , , 19
à chacune des jugulaires. , , 5
à la première de l’anus , , , 27
a la seconde, 19
à celle de la queue 27
2, Smâ torskj en Suède; torsk, eu Danemarck ; dorsch, par les Allemands ; codj cod
Jischf en Angleterre.
3, Poutingj pont, whiting pout, en Anglelerre \Jico, à Rome.
Molloj à Venise ; pqor, power^ dans le de Cornouailles,
l’Europe boréale , mais encore dans la Baltique. 11 se tient fréquemment à l’embouchure des grands fleuves, dans le lit desquels il remonte même quelquefois avec l’eau salée. Il est rare qu’il ait plus de trois décimètres de longueur, et qu’il pèse plus d’un îdlogramme. Il se nourrit de vers marins , de crabes , de petits mollusques , de jeunes poissons : sa chair est tendre et d’un goût très - agréable ; quelquefois elle est très-blanche ; d’autres fois elle est verte , et Ascagne rapporte qu’on attribue cette dernière nuance au séjour que le callarias fait souvent près des rivages au-dessus de ces sortes de prairies marines formées par des algues qui se pressent sur un fond sablonneux. Nous avons vu les tortues franches devoir la couleur verte de leur chair à des plantes marines plus ou moins verdâtres ; mais ces tortues en font leur nourri tm’e, et l’on n’a point observé que dans aucune circonstance le callarias préférât, pour son aliment , des végétaux aux substances animales. Le nombre , la forme et la distribution ainsi que la disposition de ses dents , empêchent de le présumer. Sa mâchoire supérieure est, en effet, garnie de plusieurs rangs de dents aiguës : on n’en voit quelquefois qu’un rang à la mâchoire de dessous, mais il y en a au palais; et de plus, l’ouverture de la bouche est trèsgrande.
Les écailles qui recouvrent le callarias sont petites , minces et molles : la ligne latérale est large , et voisine du dos ; elle est d’ailleurs tachetée , et voici la nuance des couleurs des autres parties de l’animal. La tête est grise avec des taches brunes ; l’iris jaunâtre ; la partie supérieure de l’animal , grise et tachetée de brun comme la tête ; la partie inférieure est blanche , et l’on remarque un ton plus ou moins brunâtre sur toutes les nageoires i. Mais ce qu’il faut observer, et ce qui a fait donner au gade dont nous parlons le nom de variable, c’est qu’il est de ces teintes du callarias qui varient avec l’âge , ou avec les saisons. Les nageoires , et même le dessous de l’animal , sont quelquefois rougeâtres ; le ventre n’est pas toujours sans petites taches; celles du corps et de la queue des callarias encore jeunes sont souvent dorées, au lieu d’être brunes; et pendant l’hiver on voit les taches brunâtres de la tête acquérir, sur presque tous les individus de l’espèce que
î. On a compté dans un callarias, 53 verte» bres et t S l'ôtes.
F(D)IISS([])NS
lo LE (S-AID)E CAPELANo SoLE (SADE MTUSTEL.
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S O LE EAirRACM®3ID)E TAJU o
LE GADE CALLARIAS. 479
nous décrivons, une couleur d’un beau noir
Le tacaud est remarquable par la hauteur de son corps , qui égalé à peu prés le tiers de sa longueur totale ; les lèvres renferment des portions cartilagineuses : la mâchoire inférieure présente neuf ou dix points de chaque côté ; les yeux sont grands et saillans , les ouvertures branchiales étendues, les écailles petites et fortement attachées; l’anus est voisin de la gorge, et la ligne latérale se fléchit vers le bas au-dessous de la seconde nageoire dorsale 2.
L’iris est argenté ou couleur de citron ; le dos d’un verdâtre foncé ; les côtés sont d’un blanc rougeâtre ; la nageoire de la queue est également d’un rouge pâle ; toutes les autres sont olivâtres et bordées de noir; une tache noire paroît souvent à la base des pectorales , et une teinte très-foncée fait aisément distinguer la ligne latérale.
Le tacaud parvient à une longueur de cinq ou six décimètres ; il s’approche des rivages au moins pendant la saison de la ponte ; il s’y tient dans le sable , ou au milieu de très-hauts fucus , à des profondeurs quelquefois très- considérables audessous de la surface de la mer. Il vit de crabes , de saumons , de blennies. Sa chair est blanche et bonne à manger, mais souvent un peu molle et sèche. On le trouve dans l’Océan de l’Europe septentrionale.
Le capelan vit dans les mêmes mers que le tacaud et le callarias ; mais il habite aussi dans la Méditerranée. Il en parcourt les eaux en troupes extrêmement nombreuses ; il en occupe pendant l’hiver les profondeurs , et vers le printemps il s’y rapproche des rivages , pour déposer ou féconder ses œufs au milieu des graviers , des galets , ou