‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 17 sur 731 · LÉ BALISTE ÉPINEUX U · texte numérisé non relu

LÉ BALISTE ÉPINEUX U

Les balisles compris dans le second sousgenre , et que nous venons de faire connoîlre , n’ont que deux rayons à la pre-

I. A la première nageoire du dos. 2 rayons, à la seconde. , . . . ,27

aux pectorales IS

à celle de l’anus 26 ’

à celle de la queue. ... 9

2. Balisles l'uscus ex rubro et aureo obliqué virgalus, pinnâ dorsi prima triacanlliâ, ossiculo xyphoïde scaberrimo ; pinnarum ventraliuin lo-

mière nageoire du dos. Nous allons maintenant voir un plus grand nombre de rayons à cette première nageoire dorsale. Le balisle épineux en présente trois dans celte partie de son corps. Plusieurs piquans sont placés sur son ventre à la suite du rayon garni de pointes qui compose la nageoire thoracique; et de plus on voit, de chaque côté de la queue , des aiguillons recourbés en avant, et dont le nombre des rangées varie depuis deux jusqu’à cinq, suivant l’âge, le sexe ou le climat. Les couleurs de ce poisson sont très-belles. Les voici telles que les décrit Commerson, quia observé plusieurs fois ce baliste en vie et nageant au milieu des eaux qu’il préfère. L’animal est d’un brun foncé ; niais , sur ce fond obscur, des raies transversales , rouges sur le devant du corps, et dorées sur le derrière, s’étendent obliquement, et répandent un éclat très-vif. Les yeux, les lèvres, et la base des nageoires pectorales, sont d’ailleurs d’un rouge de vermillon dont on aperçoit des traces plus ou moins fortes et mêlées avec un peu de jaune, sur les autres nageoires ^ , et particulièrement sur celle de la queue, où les intervalles qui séparent les rayons sont bleuâtres.

Ce baliste habite la mer Rouge et la mer de l’Inde , au milieu de laquelle Gommerson l’a pêché parmi les rochers, les coraux, et les lécifs qui avoisinent l’île Praslin. Ce voyageur dit que ce poisson est trés-bon à manger.

Nous croyons devoir rapporter à cette espèce le baliste décrit par le professeur Gmelin sous le nom de verruqueux, et que Linné a voit déjà fait connoître dans l’exposition des objets qui composoient la collection du prince Adolphe - Frédéric de Suède. Ce baliste verruqueux ne diffère en effet de l’épineux qu’en ce que le rayon qui représente la nageoire dite ventrale est garni de verrues, au lieu de l’être de jwintes plus aiguës. Mais si ce caractère doit être regardé comme constant, il ne peut servir à établir qu’une simple variété.

CO, aculeis anlrorsùm versis tliiplici ordine utriiique ad caudam. (Gommerson , manuscrits déjà cités ’ quatrième cahier de zoologie.)

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