LE BALISTE SILLONNÉ
Lorsque ce baliste est en vie, il présente une couleur d’un beau noir sur toutes les parties de son corps , excepté sur la base de sa seconde nageoire dorsale, et de celle de l’anus. Une raie longitudinale blanche, et quelquefois bleue, s’étend sur ces bases. Une rangée de tubercules garnit l’intervalle compris entre l’anus et le rayon qui lient lieu de nageoire thorachique Les côtés de la queue sont comme sillonnés ; chacune des écailles qui les révèlent présente dans son centre un tubercule ou petit aiguillon obtus tourné vers la tête ; et , par une suite de cette conformation, ces côtés sont plus rudes au loucher que la partie antérieure du corps. On trouve le sillonné dans la mer de la Chine, et dans celle qui borde les côtes orientales de l’Afrique.
LE HALÎSÏE CAPRÎSQÜEI
OiN ne trouve pas seulement ce poisson dans les mers chaudes de l’Inde et de l’Amérique; on le rencontre aussi dans la Méditerranée; et c’est à ce cartilagineux que Pline a , d’apiès Aristote, appliqué le nom de capcv, et qu’il a attribué la faculté de faire entendre une sorte de bruit ou de petit siflîcmcnt, laquelle appartient en effet à tous lesbalisles, ainsi que nous l’avons vu. Les couleurs du caprisque sont belles et clialoyanles : il présente en Amérique , et d’après les dessins enluminés de Plumier, une teinte générale d’un violet clair et chatoyant, qui donne à tout son corps les nuances variées ([uc l’on admire sur la gorge des pigeons; et l’iris de ses yeux, assez grand, d’un l)leu très-vif, et bordé d’un jaune éclatant, paroît, au milieu du fond violet dont nous venons de parler, comme un beau saphir entouré d’un cercle d’or. A des latitudes plus élevées, et particulièrement dans la Méditerranée , le caprisque est quelquefois semé de taches bleues sur le corps, cl bleues ainsi que rouges sur les
!• A !;i première nageoire dorsale. 3 rayons.
à la seconde 35
aux pectorales 15
à celle l’anus .31
à celle de la queue. . . .10
Celle dernière esl on forme de croissan!.
2. Porc, dans plusieurs de'parlenions rnèridit)iiaux ; purcOj en Sicile et dans d’autres contrées dp l’Italie ; caper, aj)er, porcus, sus et mus marinus, par plusieurs auteurs anciens.
nageoires ; et des nuances vertes se font remarquer sur plusieurs parties de l’animal. Il ne diffère d’ailleurs des poissons de sa famille que par les caractères distinctifs que l’on a déjà pu voir sur le tableau de son genre , et par le nombre des rayons qui composent ses nageoires.
LE BALISTE QÜEÜE-FOLR- CHLE.
L a première nageoire du dos de ce poisson est composée de trois rayons, dont l’antérieur, très-long et très-fort, représente une sorte de corne , et est hérissée, de tous les côtés, de tubercules et de petites dents. La seconde nageoire dorsale est d’ailleurs remarquable par les taches qu’elle présente ; et celle de la queue est fourchue.