‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 173 sur 731 · I. A la première nageoire dorsale · texte numérisé non relu

I. A la première nageoire dorsale

du colin. .....

à la troisième

à chacune des pectorales .

à chacune des jugulaires. ,

à la première de l’anus. .

à la seconde . , . , .

à celle de la queue.

Le veroeux, ou veimier.

est un filet en

forme de manche, et à l’entrée duquel on ajoute un second fdet intérieur, nommé «oo/e/, terpiiné en pointe, ouvert dans son extrémité de

guideaux des demi-folles des iré»

maux * , etc.

Lorsque la morue est abondante près des côtes du Nord, on y recherche trèspeu les colins; mais lorsqu’on y pêche un petit nombre de morues , on y sale les colins, qu’il est assez difficile de distinguer de ces dernières après cette préparation.

Le pollack a, comme le colin, la nageoire de la queue fourchue, et la mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure ; mais la ligne latérale est droite dans le colin, et courbe dans le pollack. Ce dernier poisson habite, comme le colin, dans les mers septentrionales de l’Europe : il se plaît dans les parages où la tempête soulève violemment les flots. Il voyage par troupes extrêmement nombreuses, cherche moins les asiles profonds, paroît plus fréquemment à la surface de l’Océan que la plupart des autres gades, et sait cependant aller chercher dans le sable des rivages l’ammodyte appât, dont il aime à se nourrir. Sa longueur ordinaire

manière à laisser pénétrer le poisson dans le premier filet, mais propre d’ailleurs à l’empêcher d’en sortir.

1. Le guideau est aussi un filet en forme de manche ; il va eu diminuant depuis son em- Ijouchure jusqu’à son extrémité. On peut le tendre sur nn cliûssis qui en maintient l’embouchure ouverte. Le plus souvent cependant on se contente d’enfoncer dans le sable, à la basse mer, des piquets sur lesquels on attache deux traverses , l’une en liant et l’autre en bas ; ce qui produit, à peu près, le même effet qu’un châssis. Pour que le poisson soit entraîné dans la manche , on oppose au courant l’embouchure du guideau; mais la force de l’eau, qui en parcourt toute la longueur, comprime tellement les poissons qui s’y renferment , que les gros y sont tués , et les petits réduits en une espèce de bouillie. Les piquets sur lesquels on tend le guideau portent le nom à’étaliers. Quelquefois ils sont longs de près de trois mètres; d’autres fois ils ne s’élèvent que de dix ou douze déci < mètres , et alors le guideau est beaucoup plus petit. De là sont venues les expressions de gui~ deau à hauts étaliers , et de guideau à bas éialiers.

2. Nous avons placé une courte description de la demi-folle dans l’article de la raie bouclée.

3. Le tre'mail est un filet composé de trois nappes, dont deux , qui sont de fil fort et à grandes mailles, se nomment hamnux , et dont la troisiotne , qui Hotte entre les deux autres . est d’un fil fin. à petites iqaille», et s’aiipelle toile , ou Jlue.

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