‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 180 sur 731 · LE CADE MOL VE · texte numérisé non relu

LE CADE MOL VE

d’York. Onia pêche de la même manière, on lui donne les mêmes préparations ; et comme cette espèce présente un grand volume , et d’ailleurs est douée d’une grande fécondité , elle est , après la morue et le hareng, un des poissons les plus précieux , pour le commerce et les plus utiles à l’industrie.

Dans les mers qui baignent la Grande- Bretagne, elle jouit principalement de toutes ses qualités, depuis le milieu de pluviôse jusque vers la fin de floréal, c’est-à-dire, dans la saison qui précède son frai , lequel a lieu dans ces mêmes mers aux approches du solstice. Elle aime à déposer ses œufs le long des marais que l’on y voit à l’embouchure des rivières.

Elle se nourrit de crabes , de jeunes ou petits poissons, notamment de pleuronecles plies.

Sa chair contient une huile douce , facile à obtenir par le moyen d’un feu modéré, et plus abondante que celle que peuvent donner la morue ou les autres gades.

Sa couleur est brune par-dessus, blanchâtre par-dessous , verdâtre sur les côtés. La nageoire de l’anus est d’un gris de cendre ; les autres sont noires et bordées de blanc : on voit de plus une tache noire au sommet de chacune des dorsales

Les écailles sont allongées, petites, fortement attachées ; la tête est grande , le museau un peu arrondi , la langue étroite et pointue.

La gade danois n’est pas dénué de barbillons , non plus que la molve : comme la molve , il n’a que deux nageoires sur le dos, et appartient par ce double caractère au troisième sous-genre des gades. Sa mâchoire inférieure est plus avancée que la supérieure , ce qui le sépare de la molve ; et sa nageoire de l’anus renferme jusqu’à soixante-dix rayons, ce qui le distingue de toutes les espèces comprises dans le sousgenre où nous l’avons inscrit , et même de tous les gades connus jusqu’à présent. On en doit la première description au savant

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