I. A la nageoire du dos. . , • 30 rayons
à chacune des pectorales. . . 12
LE BLENNIE OVOVIVIPARE,
De tous les poissons dont les petits éclosent dans le ventre de la femelle , viennent tout formés à la lumière , et ont fait donner à leur mère le nom de vivipare, le blennie que nous allons décrire est l’espèce dans laquelle ce phénomène remarquable a pu être observé avec plus de soin et connu avec plus d’exactitude. Yoilà pourquoi on lui a donné le nom distinctif de vivipare , que nous n’avons pas cru cependant devoir lui conserver sans modification , de peur d’induire plusieurs de nos lecteurs en erreur, et que nous avons remplacé par celui (Si’ ovovivipare , afin d’indiquer que s’il n’éclôt pas hors du ventre de la mère, s’il en sort tout ^ormé , et déjà doué de presque tous ses attributs, il vient néanmoins d’un œuf, comme tous les poissons, et n’est pas véritablement vivipare, dans le sens où l’on emploie ce mot lorsqu’on parle de l’homme, des quadrupèdes à mamelles, et des cétacées L Voilà pourquoi aussi nous allons entrer dans quelques détails relativement à la manière de venir au jour du blennie dont nous écrivons l’histoire^ nonseulement pour bien exposer tout ce qui peut concerner cet animal curieux , mais encore pour jeter un nouveau jour sur les différens modes de reproduction de la classe entière des poissons.
Mais auparavant montrons les traits distinctifs et les formes principales de ce blennie 2.
L’ouverture de sa bouche est petite, ainsi que sa tête ; les mâchoires , dont la supérieure est plus avancée que l’inférieure, sont garnies de petites dents , et couvertes par des lèvres épaisses; la langue est courte et lisse comme le palais ; deux os petits et rudes sont placés auprès du gosier; les orifices des narines paroissent
à chacune des jugulaires. . « 2 rayons.
k celle de l’anus ^8
à celle de la queue . . . . 12
1. On peut consulter , à ce sujet , ce que nous avons écrit dans le Discours sur la nature des scr~ pens , et dans le Discours sur la nature des poissons,