rayons k la membrane des branchies
20 rayons k chacune des nageoires pectorales.
2 rayons k chacune des jugulaires.
148 rayons k celles du dos, de la queue et de l’anus , considérées comme ne formant qu'une seule nageoire.
LE BLENNIE OVOVn IPARE.
chacun a\i bout d’un petit tube non frangé; le ventre est court ; l’ouverture de l’anus très-grande ; la ligne latérale, la nageoire de l’anus composée de plus de soixante rayons, etréunie à celle de la queue; et souvent celte dernière se confond aussi avec celle du dos.
Les écailles qui revêtent l’ovovivipare sont très petites , ovales, blanches ou jau.nâlres, et bordées de noir; du jaune régne sur la gorge et sur la nageoire de l’anus; la nageoire du dos est jaunâtxe, avec dix ou douze taches noires.
La chair de ce blennie est peu agréable au goût : aussi est-il très-peu recherché par les pêcheurs, quoiqu’il parvienne jusqu’à la longueur de cinq décimètres. Il est en elfet extrêmement imprégné de matières' viqueuses; son corps est glissant comme celui des murènes; et ces substances oléagineuses dont il est pénétré à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur sont si abondantes, qu’il montre, beaucoup plus qu’un grand nombre d’autres osseux, celte qualité phosphorique que l’on a remarquée dans les différentes portions des poissons morts et déjà altérés L Ses arêtes luisent dans l’obscurité , tant qu’elles ne sont pas entièrement desséchées; et par une suite de cette même liqueur huileuse et phosphorescente, lorsqu’on fait cuire son squelette , il devient verdâtre.
L’ovovivipare se nourrit particulière-, ment de jeunes crabes. Il habite dans rOcéan atlantique septentrional, et principalement auprès des côtes européennes.
Vers l’équinoxe du printemps, les œufs commencent à se développer dans les ovaires de la femelle : on peut les voir alors ramassés en pelotons , mais encore extrêmement petits, et d’une couleur blanchâtre. A la lin de floréal , ou au commencement de prairial, ils ont acquis un accroissement sensible , et présentent une couleur rouge. Lorsqu’il sont parvenus à la grosseur d’un grain de moutarde, ils s’amollissent, s’étendent , s’allongent ; et déjà l’on peut remarquer à leur bout supérieur deux points noirâtres qui indiquent la tête du fœtus , et sont les rudimens de ses yeux. Celte partie de l’embryon sé dégage la première de la membrane ramollie qui compose l’œuf ; bientôt le ventre sort aussi de l’enveloppe, revêtu d’une autre membrane blanche et assez transparente pour qu’on puisse apercevoir les intestins au travers de ce tégument; enfin la queue, sembla-