‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 207 sur 731 · FÈRE · texte numérisé non relu

FÈRE

/ La nageoire du dos , très- VELi- » 4ievée; celle de la queue, ( fourchue.

L’OLIGOPODE VÉLIFÈllE.

La position des nageoires inférieures ne permet pas de séparer les oligopodes des jugulaires , avec lesquels ils ont d’ailleurs un grand nombre de rapports. Nous avons donc été obligé de les éloigner des coryphénes , qui sont de vrais poissons Ihoracicns , dans le genre desquels on les a placés jusqu’à présent, et auxquels ils ressemblent en effet beaucoup, mais dont ils différent cependant par plusieurs traits remarquables. On peut les considérer comme formant une des nuances les plus faciles à distinguer, parmi toutes celles qui 'lient les jugulaires aux ihoracins , et particuliérement les blennies aux coryphénes ; mais onn’cn est pas moins foncé de les inscrire à la suite des blennies, sur les tables méthodiques par le moyen desquelles on cherche à présenter quelques linéamens de l’ordre naturel des êtres animés.

Parmi ces oligopodes, que nous avons

ainsi nommés pour désigner ïa petitesse de leurs nageoires thoracînes,, et qui, par ce caractère seul, se rapprocheroient beaucoup des blennies, on ne connoît encore que l’espèce à laquelle nous croyons devoir conserver le nom spécifique de vélifére’.

C’est au grand naturaliste Pallas que l’on en doit la première description : où lui avoit apporté de la merdes Indes l’individu sur lequel cette première description a été faite. La forme générale du vélifère est singulière et frappante. Son corps, trèsallongé, très-bas et comprimé, est, en quelque sorte, distingué difficilement au milieu de deux immenses nageoires placées, l’une sur son dos, et l’autre au-dessous de sa partie inférieure, et qui, déployant une très-

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