I. A la membrane des branchies. 7 rayons
à celle du dos
à chacune des pectorales. .
h chacune des jugulaires. .
à celle de l’anus
à Celle de la queue. . .
grande surface , méritent d’autant plus le nom d^éventail ou de voile, qu’elles s’étendent, la première depuis le front, et la seconde depuis les ouvertures branchiales jusqu’à la nageoire de la queue, et que d’ailleurs elles s’élèvent ou s’abaissent de manièi e que la ligne que l’on peut tirer du point le plus haut de la nageoire dorsale au point le plus bas de la nageoire de l’anus, surpasse la longueur totale du poisson. Chacune de ces deux surfaces latérales ressemble ainsi à une sorte de losange irrégulière , et curviligne dans la plus grande partie de son contour. Et c’est à cause de ces deux voiles supérieure et inférieure, que l’on a mal à propos comparées à des rames ou à des ailes, que plusieurs naturalistes ont voulu attribuer à l’oligopode vélifére la faculté de s’élancer et de se soutenir pendant quelques momens hors de l’eau, comme plusieurs pégases, scorpénes, Irigles et exocets, auxquels on a donné le nom de poissons volans. Mais, si l’on rappelle les principes que nous avons exposés concernant la natation et le vol des poissons, on verra que les nageoires du dos et de l’anus sont placées de manière à ne pouvoir ajouter très-sensiblement à la vitesse du poisson qui nage, ou à la force de celui qui vole , qu’aulant que l’animal nageroit sur un de ses côtés, comme les pleuroncctes, ou voleroit renversé sur sa droite ou sur sa gauche ; supposition que l’on ne peut pas admettre dans un osseux conformé comme le vélifére. Les grandes nageoires dorsale et anale de cet oligopode lui servent donc principalement , au moins le plus souvent , à tourner avec plus de facilité, à fendre l’eau avec moins d’obstacle,
lÉLIFERE.
particuliérement en montant ainsi qu’en descendant , à se balancer avec plus d’aisance , et à se servir de quelques courans latéraux avec plus d’avantage ; et, de plus, il peut, en étendant vers le bas sa nageoire de l’anus et en pliant celle du dos , faire descendre son centre de gravité au-dessous de son centre de figure , se lester , pour ainsi dire, par cette manœuvre , et accroître sa stabilité. Au reste, le grand déploiement de ces deux nageoires de l’anus et du dos ajoute à la parure que le vélifére peut présenter; il place en etîet, au-dessus et au-dessous de ses côtés, qui sont d’un gris argenté , une surface très-étendue , toute parsemée de taches blanches ou blanchâtres , que la couleur brune du fond fait très-bien ressortir.
La tête est couverte de petites écailles ; la mâchoire inférieure relevée, et garnie de deux rangées de dents ; on n’en compte qu’un rang à la mâchoire supérieure. Les deux premiers rayons de la nageoire du dos sont très-courts, à trois faces, et osseux. Le premier de la nageoire de l’anus est aussi très-court et osseux ; le second est également osseux, mais il est assez long. On voit de chaque côté du corps et de la queue plusieurs rangées longitudinales d’écailles grandes, minces, légèrement striées, échancrées à leur sommet, et relevées à leur base par une sorte de petite pointe qui se loge dans l’échancrure de l’écaille supérieure. Le corps proprement dit est trèscourt ; l’anus est trés-prés de la gorge ; et voilà pourquoi la nageoire anale peut montrer la très-grande longueur que nous venons de remarquer.
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