‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 21 sur 731 · ET LE BALÎSTE ARMEL · texte numérisé non relu

ET LE BALÎSTE ARMEL

Nol'S plaçons dans le même article ce que

ï. A la preinièi'O nageoire <lu dos. 3 rayons, à la seconde. . . . . .28

aux; pccloi-ales 15 oxi tl6

à celle de l’anus 28

à celle de la cpieue. . . . 12

e.. Balistes è ftisco vividescens, genis anreis, gcilà Eubterins iialidè eicrulcscerîte : ninnis dorsi, ani, et cand.'e, Lasi ohsolelè llavc.sccritibus, extinu) liînÎK) nigris (Gomniersoii, ninn. déjà cités).

c. Ealisles fnscus, ni enlâ neeloraü maxiniâ, poslr«*miS({ao ninnaruin marginilius nil.ûs, caïuiâ incrinl longé liiruicâ, genis sex'.r.pliLi verrneai iiüi S(>rie notaüs. (Coininerson. )

/}. Balistes tolus niger. (Gomnnu'son. )

O balistes sextajiiici aculet.rani ovdine ad randmn ulrinque, caiidâ margine çxtreino et l.-jierü ns all»ii. (Gommorson.^

r.oiis avons à exposer relativement à cinq espèces de balistes que les naturalistes n’ont pas encore connues, et dont nous avons trouvé des dessins ou des descriptions plus ou moins étendues dans les manuscrits de Gommerson.

Le verdâtre est un des plus grands de son genre. Nous avons tiré le nom que nous lui avons donné de la couleur qui domine le plus sur ce cartilagineux. La plus grande partie de son corps est, en effet, d’un vert mêlé de teintes de l>run et de jaune : mais on voit nu point noir au centi o fie pi esqne toutes les écailles, ou, pour mieux dire, de tous les groupes que les écailles forment. Les deux côtés de la tête sont d’ailleurs d’une couleur d’or foncée ; le sommet en est d’un bleu noiiAtre avec de petites taches presque jaunes; et un bleu plus ciair règne sur la partie inférieure du museau, ainsi que sur la poitrine. Une bande noire et un peu indéterminée descend des yeux jusqu’aux bases des nageoires pectorales. Ces nageoires, la seconde du dos, celle de l’anus, et colle do la queue, sont blanchâtres, et bordées de noir ; et enfin on voit une Irelle couleur jaune à l’extrémité des nageoires pectorales et sur les côtés do la queue , à l’endroit où ils sont garnis de quatre rangs d’aiguillons recciurbés.

La membrane des branchies est soutenue par six rayons cachés sous une peau épaisse ; on compte tdusienrs aiguillonsâ la suite de 1:! nageoire thorachique ; celle de la queue est légèrement arrondie ; et on n’aperçoit aucune ligne latérale ‘.

La vessie aérienne est argentée. L’individu observé par Gommerson, et qui éloit femelle, eonîenoit (ios nnJlicrs d’œufs ; et cette femelle éloit ainsi pleine au mois de janvier, dans la mer qui baigne l’Ile-de- France, mer dont les eaux servent aussi d’habitation aux quatre autres espèces dont ■ nous allons parler dans cet article.

Le baliste grandc-iacke , la première de ces quatre espèces , est, comme le verdâtre, un des plus grands balistes. Sa couleur est d’un brun tirant sur le livide , et plus clair sur le ventre i[ue sur le dos ; et ce fond est relevé par une tache blanche trèsétendue que l’on voit de chaque côté du

ï . A la membrane des branchies. 6 rayons, à la première nageoire du dos. 3

à chacune des pectorales. . . d»

à celle de l’anus 24

à celle de ta queue. ... 4^

LE BALISTF. VERDATRE.

corps , et par une ligne blanche ciui borde rexlrémilé de presque toutes les nageoires.

11 n’y a aucune pointe sur les cotés de la queue; mais ceux de la tête présentent un caractère que nous n’avons encore fait remarc|uer sur aucun balisle : ces deux laces latérales montrent six rangs de verrues disposées longitudinalement , et séparées par une peau unie. La nageoire de la queue est en forme de croissant ; les deux pointes en sont trés-prolongées L

Occupons-nous maintenant du balisle noir. Son nom indique la couleur que ce cartilagineux présente, et qui est en elfet d’un noir plus ou moins foncé sur toutes les parties du corps, excepté le milieu du croissant formé par la nageoire caudale , qui est bordé de blanc. Indépendamment de cette teinte sombie et presque unique , ce balisle est séparé de celui que nous appelons la grande-tache , par l’absence de verrues disposées sur des rangs longitudinaux de chaque coté de la tête ; mais* il s’en rapproche en ce que sa queue est dénuée d’aiguillons comme celle delà giandetache, et terminée par une nageoire qui représente un croissant à pointes très-longues 2. On voit plusieurs petits piquans audelà de la nageoire dite ventrale.

Il nous reste à ])arler du ])iidé et de rarmé.

Nous avons trouvé parmi les dessins de Coimuerson la hguie d’un baliste dont les caractères ne peuvent convenir à aucune des espèces du même genre déjà connues des naturalistes, ni à aucune de celles dont nous traitons dans celte histoire. Les matniscrits de ce savant voyageur, qui nous ont été remis, ne nous ayant i)résenlé aucun détail relatif à cette figure , nous ne pouvons faire connoîlre le baliste auquel elle appartient, que par les traits que son portrait a pu nous montrer. Le premier rayon de la nageoire du dos, qui en renferme trois , est long , très-fort , et dentelé par devant : celui qui remplace ou représfiîilp la nageoire dite ventrale est articulé , c’ostrà-dire , composé de plus d’une pièce ;

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