‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 223 sur 731 · LE GOBIE LANCÉOLÉ · texte numérisé non relu

LE GOBIE LANCÉOLÉ

Ce poisson est très-allongé ; la nageoire placée à l’extrémité de sa queue est aussi très-longue ; elle est de plus très-haute , et façonnée de manière à imiter un fer de lance , ce qui a fait donner à l’animal le nom que nous lui avons conservé. Le docteur Bloch en a publié une figure d’après un dessin exécuté dans le temps sous les yeux de Plumier ; et la collection de peintures sur vélin que renferme le Muséum national d’histoire naturelle, présente aussi une image de ce même gobie , peinte également par les soins du même voyageur , et que nous avons cru devoir faire graver.

On trouve le lancéolé dans les fleuves et les petites rivières de la Martinique. Sa chair est agréable, et il est couvert de petites écailles arrondies. La mâchoire supérieure est un peu plus avancée que l’inférieure. Deux lames composent l’opercule.

L’anus est beaucoup plus près de la gorge que de la nageoire caudale. Les rayons de la première nageoire du dos s’élèvent plus haut que la membrane qui les réunit \ Les pectorales et celle de la queue sont d’un jaune plus ou moins mêlé de vert, et bordées de bleu ou de violet; on voit, de chaque côté de la tête , une place bleuâtre et dont les bords sont rouges; une tache brune est placée à droite et à gauche prés de l’endroit où les deux nageoires dorsales se touchent ; et la couleur générale de l’animal est d’un jaune pâle par-dessus, et d’un gris blanc par-dessous.

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