LE BALISTE CENDRÉ
Les mers voisines de l’Ile-de-France sont encore l’habitation de ce poisson , dont la tête est très-grande , la couleur générale
LE BALISÏE CENDRE.
fVun gris cendré , et qu’il est aisé de distinguer de tous les balistes qui le précèdent sur le tableau du troisième sous-genre de ces cartilagineux, par les quatre rayons qui composent sa première nageoire dorsale.
;Oii le sépare facilement de tous les animaux déjà connus de sa famille, en réunissant à ce caractère la présence de trois bandelettes bleues et courbes qui sont pia- ;Cées sur chaque côté de la queue, et celle || d’une bande noire qui va de chaque œil à lia nageoire pectorale la plus voisine. Indé- Ipendammeiit des trois raies bleues, on voit despiquans sur les deux faces latérales de la queue de cebaliste, dont M. Sonnerat a publié le premier la description , et dont Commerson a dessiné la figure’.
I LE BALISTE ASSASI.
j Forskael a observé sur les rivages de jl’ Arabie ce poisson de la mer Rouge, qui imontre sur son corps un grand nombre de lîverrues brunes , et, sur chaque face latérale de sa queue, trois rangées de verrues noires. Cet animal, dont on mange la chair, quoiqu’elle ne soit pas très-succulente, présente d’ailleurs une disposition de couleurs 'assez régulière , assez variée, et trés-agréajble. La partie supérieure de ce baliste est brune, l’inférieure est blanche; et sur ce idouble fond on voit du jaune autour des [lèvres, quatre raies bleues et tiois raies noires placées en travers et alternativement jau-devant des yeux, une raie d’une teinte llfoncée et tirée de la bouche à chaque naigeoire pectorale, chacune de ces deux raies lobscures surmontée d’une bandelette jaune, ijancéolée, et bordée de bleu, et d’une seiconde bandelette noire également lancéolée , une tache allongée et blanche sur la queue, une autre tache noire et entourée de fauve à l’endroit de l’anus, et enfin du jroussâtre sur presque toutes les nageoires.
LE BALISTE MONOCÉROS.
Nous voici parvenus au quatrième sousgenre de balistes. Nous ne trouverons maintenant qu’un seul rayon à la première nà-