II. A la première nageoire dorsale, h rayons
à la seconde 24
aux pectorales. . . . , ,14
à celle de l’anus 21
à celle de la queue, cpii est un i peu arrondie 12
geoire dorsale et à la Ihorachique. A la tête de ce sous-genre, nous avons inscrit le monocéros. Ce nom de monucéros, qui désigne la sorte de corne unique que l’on voit sur le dos du poisson, a été donné à plusieurs balistes. Nous avons déjà vu que Plumier l’avoit appliqué au chinois; mais, a l’exemple de Linné et d’un grand nombie d’autres naturalistes, nous l’employons uniquement pour l’espèce que nous décrivons clans cet article.
Le baliste monocéros, que l’on trouve dans les mers chaudes de l’Asie et du nouveau continem, parvient ordinairement à la longueur d’un pied. Il est varié de brun et de cendré ; et la couleur brune est distribuée sur la nageoire de la queue en trois bandes transversales, qui ressortent d’autant plus Cjue le fond de cette nageoire est d’un jaune couleur d’or, comme toutes les autres nageoires de ce cartilagineux, et comme l’iris de ses yeux.
L’entre-deux de ces organes de la vue est plus élevé au-dessus de l’ouverture de la bouche que sur plusieurs autres balistes. Le layon qui représente la première nageoire dorsale est très-long, recourbé vers la queue, retenu par une petite membrane qui attache au dos la partie postérieure de sa base, et garni, des deux côtés, de piquans tournés vers cette même base.
La nageoire dfe l’anus et la seconde du dos renferment un très-grand nombre de rayons L
Le monocéros vil de polypes et de jeunes crabes.
Il paroît que l’on doit rapporter à cette espèce un baliste qui a une grande ressemblance avec le monocéros, mais qui parvient jusqu’à la longueur d’un mètre, ou d’environ trois pieds , qui présente des taches noires, rouges et bleues, figurées de manière à ressembler à des lettres, et qui , par une suite de cette disposition de couleurs, a été nommé le baliste écrit. On ne sera pas étonné d’apprendre c{ue ce baliste, paré de nuapccs plus variées que le monoeéros ordinaire , se nourrit fréquemment d’animaux à coquille, et de ceux qui construisent les coraux. Sa chair passe pour malfaisante et même vénéneuse, vraisemblablement par une suite des effets funestes de quelques-uns des alimens qu’il préfère.
I. A la seconde nageoire du dos. 48 rayons, aux pectorales. ...... 15
à celle de l’anus. . . , . 51 à celle de la queue qui est arrondie, . , . . , . 12
LF. BAÏJSTE ÎÎKRÏSSîL
LE BAIJSTE HÉKÎSSÉ.
Ce poisson est d’un brun presque noir sur toute sa surface , excepté sur ses nag-coires pectorales, la seconde du dos et celle de l’anus, qui sont ordinairement d’un jaune très-pâle. On le trouve dans les mers de l’Inde, et particulièrement auprès de riIe-de-France , où il a été irès-bien observé par Gommerson. On le voit aussi auprès des rivages de la Caroline ; et il y présente souvent sur la queue une tache noire entourée d’un cercle d’une nuance plus claire. Sa hauteur est à peu prés égale à la moitié de sa longueur totale. L’iris paroît d’un brun très-clair, et la prunelle bleuâtre. Le rayon de la première nageoire dorsale est énormément long', épais, et garni de ]>ointes plus nombreuses et plus courtes que sur le monocéros^; celui qui compose la
2. jPorie-i'ergeite : batistes è fusco nigrescens; capilis radio singulari, undequacfiie spinuloso ; lateribus caudæ setis acicularibus centum circiter, scoparum more compactis. (Gommerson, manuscrits déjà cités.)
I. A la seconde nageoire du dos. 27 rayons, aux pectorales ^3
nageoire thorachiquG est armé de plquans plus longs et plus forts.
De chaque côté de la queue et un peu avant la nageoire caudale, or voit une centaine de petites pointes inclinées vers la tête, et disposées de manière que Commet son en compare l’ensemble à une vergette, et a donné le nom de porie-vcvgeiie au balisîe que nous décrivons. Le même voyageur rapporte que le liérissé peut se servir de ces deux cents petites pointes comme d’autant de crochets, pour sc tenir attaché dans les fentes des rochers au milieu desquels il cherche un asile. Aussi est-il trésdilîicile de le prendre ; et Comrnevson ne dut l’individu qu’il a examiné , qu’au vi,olent ouragan qui ravagea rile-de-France en 1772, et qui jeta ce poisson sur la côte.
Ce balistc a d’ailleurs, sur la nageoire même de la queue, plusieurs épines pins petites encore que celles dont nous venons de parler, et qui sont sensibles plutôt au tact qu’à la vue.
On n’aperçoit pas de ligne latérale ,• la nageoire caudale est un j)eu arrondie,
à celle (le l’anus 24
à ccdle de la queue. . , „ . 'l?
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