‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 247 sur 731 · I.E SCOMBRE JA- PONAIS · texte numérisé non relu

I.E SCOMBRE JA- PONAIS

Le scombre doré.

CARACTÈRES

Cinq petites nageoires audessus et au-dessous de la queue ; douze rayons à chaque nageoire du dos.

Cinq petites nageoires audessus et au-dessous de la queue ; huit rayons à cliaque nageoire dorsale.

/ Cinq petites nageoires au- I dessus et au-dessous de < la queue ; la partie su f périeure de l’animal , \ couleur d’or.

(Deux arêtes couvertes d’une peau brillante , audessus de chaque opercule.

lE SCOMBRE COMMERSON.

Le genre des scombres est un de ceux qui doivent le plus intéresser la curiosité des naturalistes, par leurs courses rapides, leurs longs voyages, leurs chasses, leurs combats, et plusieurs autres habitudes.

Nous tâcherons de faire connoître ces phénomènes remarquables, en traitant en particulier du thon’, de la bonite et du maque- Teau , dont les mœurs ont été fréquemment observées : mais nous allons commencer par nous occuper du scombre commerson et du guare , afin de mettre, dans l’exposition des formes et des actes principaux des poissons que nous allons considérer, cet ordre sans lequel on ne peut distinguer convenablement les objets, ni les comparer avec fruit, ni les graver dans sa mémoire, ni les retrouver facilement pour de nouveaux examens. C’est aussi pour établir d’une manière plus" générale cet ordre, sans lequel, d’ailleurs, le style n’auroit ni clarté, ni force, ni chaleur, et de plus pour nous conformer sans cesse aux principes de distribution méthodique qui nous ont pai u devoir diriger les études des naturalistes , .que nous avons circonscrit avec précision le genre des scombres. Nous en avons séparé plusieurs poissons qu’on y avoit compris , et dont nous avons çj u devoir même former

plusieurs genres diflférens , et nous n’avonS présenté comme véritables scombres, comme semblables par les caractères génériques aux maquereaux, aux bonites, aux thons, et par conséquent aux poissons reconnus depuis long-temps pour des scombres proprement dits , que les thoracins qui ont, ainsi que les thons, les maquereaux et les bonites , deux nageoires dorsales , et en outre une série de nageoires très -petites , mais distinctes , placée entre la seconde nageoire du dos et la nageoire de la queue , ! et une seconde rangée d’autres nageoires |; analogues , située entre cette même nageoire de la queub et celle de l’anus. On a i nommé ces nageoires si peu étendues et si nombreuses , de fausses nageoires ; mais cette expression est impropre, puisqu’elles (' ont les caractères d’un véritable instrument | de natation , qu’elles sont composées de rayons soutenus par une membrane , et i qu’elles ne dilférent que par leur figure et i par leurs dimensions, des pectorales, des thoracines , etc. i

Le nombre de ces petites nageoires va- ; riant suivant les espèces, c’est d’après ce ! nombre que nous avons déterminé le rang des divers poissons inscrits sur le tableau r du genre. Nous avons présenté les premiers ) ceux qui ont le plus de ces nageoires addi- 1 tionnelles ; et voilà pourquoi nous com»^ 1 1 mençons par décrire une espèce de cette l

LE SCOMBRË COMMEllSON.

famille , que les naturalistes ne connoissent pas encore , dont nous avons trouvé la figure dans les manuscrits de Gommerson, et à. laquelle nous avons cru devoir donner le nom de cet illustre voyageur, qui a enrichi la science de tant d’observations précieuses.

Ce scombre offre dix nageoires supplémentaires , non-seulement trés-distinctes , mais très-séparées l’une de l’autre, dans l’intervalle qui sépare la caudale de la seconde nageoire du dos ; et dix autres nageoires conformées et disposées de même régnent au-dessous de la queue. Ces nageoires sont composées chacune de quatre ou cinq petits rayons réunis par une membrane légère, rapprochés à leur base, et divergens à leur sommet.

Le corps et la queue de l’animal sont d’ailleurs extrêmement allongés, ainsi que les mâchoires , qui sont aussi avancées l’une que l’autre , et garnies toutes les deux d’un rang de dents fortes , aiguës et très-distinctes. Le museau est pointu; l’œil gros; chaque opercule composé de deux lames arrondies dans leur contour postérieur ; la première dorsale longue , et très-basse surtout à mesure qu’elle s’avance vers la queue ; la seconde dorsale échancrée parderrière , très-courte , et semblable à celle de l’anus; la caudale très-échancrée en forme de croissant ; la ligne latérale onduilée d’une manière peu commune , et fléchie •par des sinuosités d’autant plus sensibles qu’elles sont plus prés de l’extrémité de la queue ; et la couleur générale du scombre, argentée , foncée sur le dos , et variée' sur les côtés par des taches nombreuses et irrégulières.-

Nous n’avons besoin pour terminer le portrait du commerson que d’ajouter que les thoracines sont triangulaires comme les pectorales, mais beaucoup plus petites que ces dernières

LE SCOMBRE GüARE.

C’est dans l’Amérique méridionale que l’on a observé le guare. Il a, comme le commerson , dix petites nageoires au-dessus ainsi qu’au-dessous de la queue. Mais, indépendamment d’autres différences, sa ligne latérale est garnie de petites plaques

Page 1