rayons à la premièi’e nageoire du dOft
5 ou 6 à chacune des Ihoraciues,
plus ou moins dures, et pfesque osseuses; et l’on voit au-devant de sa nageoire de l’anus une petite nageoire composée d’une membrane et de deux rayons; ou, pour mieux dire, le guare présente deux nageoires anales , tandis que le scombre commerson n’en montre qu’une L
LE SCOMBRE THON
L’imagination s’élève à une bien grande hauteur, et les jouissances de l’esprit deviennent bien vives , toutes les fois que l’étude des productions de la Nature conduit à une contemplation plus attentive de la vaste étendue des mers. L’antique océan nous commande l’admiration et une sorte de recueillement religieux , lorsque ses eaux paisibles n’offrent à nos yeux qu’une immense plaine liquide. Le spectacle de ses ondes bouleversées par la tempête , et de ses abîmes entr’ouverts au pied des montagnes écumantes formées par ses flots amoncelés, nous pénétre de ce sentiment profond qu’inspire une grande et terrible catastrophe. Et quel ravissement n’éprouvet-on pas , lorsque ce même océan , ne présentant plus ni l’uniformité du calme , ni les horreurs des orages conjurés, mollement agité par dés vents doux et légers , et resplendissant de tous les feux de l’astre du jour, nous montre toutes les scènes variées des courses i, des jeux, des combats et des amours des êtres vivans qu’il renferme dans son sein J Ce sont principalement les poissons auxquels on a donné le nom de pélagiques ^ qui animent ainsi par leurs mouvemens rapides et multipliés la mer qui les nourrit. On les distingue par celte dénomination, parce qu’ils se tiennent pendant une grande partie de l’année à une grande distance des rivages. Et parmi ces iiabitans des parties de l’Océan les plus