‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 258 sur 731 · A la première nageoire dorsale · texte numérisé non relu

A la première nageoire dorsale

à la seconde

k chacune des pectorales. .

à chacune des Ihoracines . .

à celle de lanus

à celle de la queue

12 rayons.

queue, dont la partie inférieure est argentée, ainsi que l’iris et les opercules des branchies : pi:esquc toutes les nageoires sont grises ou blanchâtres.

Plusieurs indi\idus ne présentent pas de grandes taches latérales; ils forment une variété h linquclle on a donné le nom de tnarchdis dans plusieurs péchei'ies fran çaiscs, et qui est communément moins estimée pour la table que les maquereaux ordinaires.

Au reste, toutes ces couleurs ou nuances sont produites ou modifiéespar des écailles petites, minces et molles.

Ajoutons que les vertèbres des scombres que nous décria ons sont grandes , et au nombre de trente ou trente-une , et que l’on compte , dans chacun des côtés de l’épine dorsale, onze ou douze côtes attachées aux vertèbres par des cartilages.

On peut voir , par les détails dans lesquels nous venons d’entrer, que les formes ni les armes des maquereaux ne les rendent pas plus dangereux que leur taille , poulies autres habitans des mers. Cependant , comme leurs appétits sont trés-violcns, et que leur nombre leur inspire peut-cire une sorte de confiance, ils sont voraces et meme hardis : ils attaquent souvent des poissons plus gros et plus forts qu’eux ; et on les a même vus quelquefois se jeter avec une audace aveugle sur des pêcheurs quivouloicnt les saisir, ou qui se baignoient dans les eaux de la mer.

Mais s’ils cherchent à faire beaucoup de victimes , iis sont perpétuellement entourés de nombreux ennemis. Les grands habitans des mers les dévorent ; et des poissons en apparence assez foibles, tels que les murènes et les murénophis, les combattent avec avantage. Nousne pouvons donc écrire presque aucune page de cette Histoire sans parler d’attaques et de défenses, de proie et de dévastateurs, d’actions et de réactions redoutables, d’armes, de sang, de carnage et de mort. Triste et horrible condition de tant de milliers d’espèces condamnées à ne subsister que par la destruction , à ne vivre que pour être immolées ou prévenir leurs tyrans , à n’exister qu’ au milieu des angoisses du foible, des agitations du plus fort, des embarras de la fuite, des fatigues de la recherche , du trouble des combats , de la douleur des blessures, des inquiétudes de la victoire, destourmens de la délai le I Combien tous ces affreux malheurs se seroient surtout accumulés sur la foible espèce humaine , si la sensibilité éclairée par

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