rayons à la membrane des branchies
geoire du dos.
14 rayons à chacune des pectorales.
1 aiguillon et 5 rayons articulés h chacune des ihoracines.
1 0 aiguillons et 20 rayons articulés à la nageoire de l’anus.
46 rayons à celle de la queus.
Î/OSPHRONÈME G OR AM Y,
garnies d^’ùne double rangée de dents ; 3e rang extérieur est composé de dents courtes et un peu recourbées en dedans ; l’intérieur n’est formé que de dents plus petites et plus serrées.
On aperço-it une callosité au palais; la langue est blanchâtre , retirée , pour ainsi dire, dans le fond de la gueule, auquel elle est attachée ; les onfices des narines sont doubles ; chaque opercule est formé de deux lames, dont la première est excavée vers le bas par deux ou trois petites fossettes, et dont la seconde s’avance en pointe vers les nageoires pectorales, et de plus est bordée d’une membrane.
On aperçoit dans l’intérieur de la bouche, et au-dessus des branchies, une sorte d’os ethmoïde, /a%nnMî/brme, pour employer l’expression de Gommerson, et placé dans une cavité particulière. L’usage de cet os a paru au voyageur que nous venons de citer très-digne d’être recherché , et nous nous en occuperons de nouveau dans notre Discours sur les 'parties solides des poissons.
La nageoire du dos commence loin de la nuque, et s’élève ensuite à mesure qu’elle s’approche de la caudale , auprès de laquelle elle est très -arrondie.
Chaque nageoire thoracine renferme six rayons. Le premier est un aiguillon trèsfort ; le second se termine par un filament qui s’étend jusqu’à l’extrémité de la nageoire delà queue, ce qui donne à l’osphronème un rapport très-marqué avec les trichopodes ; mais dans ces derniers ce filament est la continuation d’un rayon unique, au lieu que, dansl’osphronème, chaque thoracine présente au moins cinq rayons.
L’anus est deux fois plus près de la gorge que de l’extrémité de la queue : la nageoire qui le suit a une forme très-analogue à celle de la dorsale; mais, ce qui est particuliérement à remarquer, elle est beaucoup plus étendue.
On ne compte au-dessus ni au-dessous de la caudale , qui est arrondie , aucun de ces rayons articulés, très-courts et inégaux, qu’on a nommés faux rayons ou rayons bâtards, et qui accompagnent la nageoire de la queue d’un si grand nombre de poissons.
Enfin la ligne latérale , plus voisine du dos que du ventre , n’olfre pas de courbure très-sensible.
Au reste , le goramy est brun avec des teintes rougeâtres plus claires sur les nageoires que sur le dos ; et les écailles de
ses côtés et de sa partie inférieure, qui sont argentées et bordées de brun , font paroître ces mêmes portions comme couvertes de mailles.
L’OSPHRONÈME GAL.
Forskael a vu sur les côtes d’Arabie cet osphronéme, qu’il a inscrit parmi les scares , et que le professeur Gmelin a ensuite transporté parmi les labres, mais dont la véritable place nous paroît être à côté du goramy. Ce poisson est regardé comme très-venimeux par les habitans des rivages qu’il fréquente ; et dés-lors on peut présumer qu’il se nourrit de mollusques, de vers, et d’autres animaux marins, imprégnés de sucs malfaisans ou même délétères pour l’homme. Mais s’il est dangereux de mjinger de la chair du gai , il doit être trèsagréable de voir cet osphronéme : il offre des nuances gracieuses, variées et brillantes; et ces humeurs funestes, dérobées aux regards par des écailles qui resplendissent des couleurs qui émaillent nos parterres , offrent une nouvelle image du poison que la Nature a si souvent placé sous des fleurs.
Le gai est d’un vert foncé ; et chacune de ses écailles étant marquée d’une petite ligne transversale violette ou pourpre, l’osphronème paroît rayé de pourpre ou de violet sur presque toute sa surfiice. Deux bandes bleues régnent de plus sur son abdomen. Les nageoires du dos et de l’anus sont violettes à leur base , et bleues dans leur bord extérieur ; les pectorales bleues et violettes dans leur centre ; les thoracines bleues ; la caudale est jaune et aurore dans le milieu , violette sur les côtés, bleue dans sa circonférence ; et l’iris est rouge autour de la prunelle , et vert dans le reste de son disque.
Le rouge , l’orangé , le jaune , le vert , le bleu , le pourpre et violet , c’est-à-dire , les sept couleurs que donne le prisme solaire , et que nous voyons briller dans l’arcen-ciel , sont donc distribuées sur le gai , qui les montre d’ailleurs disposées avec goût , et fondues les unes dans les autres par des nuances très-douces.
Ajoutons, pour achever de donner une idée de cet osphronéme , que sa lèvre inférieure est plissée de chaque côté; que ses dents ne forment qu’une rangée ; que celles de devant sont plus grondes que celles qui les suiv^ent . et un peu écartées l’une de l’autre ; que la ligue latérale se courbe
L’OSPHRONÈME GAL.
in
•vers le bâS, auprès de la fin de la nageoire dorsale ; et que les écailles sont striées , foiblement attachées à l’animal , et membraneuses dans une grande partie de leur contour
i, 5 rayons à la membrane des branchies.
8 aiguillons et 14 rayons articulés h la nageoire du dos.
14 rayons h chacune des pectorales.
1 aiguillon et 5 rayons articulés k chacune des Ihoracines.
3 aiguillons et 12 rayons articulés k celle de l'anus.
15 rayons k celle de la queue.
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