SOIXANTE-QUATORZIÈME GENRE
LES l’LECTORHINQUES.
Une seule nageoire dorsale point d’aiguillons isolés au-devant de la nageoire du dos, de carène latérale, ni de petite tiageoire au-deoant de celle de l*anus; les lèvres pUssées et contournées ; une ou plusieurs lames de l’opercule branchial, dentelées,
ESPÈCE, CARACTÈRES
/Treize aiguillons à la nai geoire du dos ; de grau- Le PLECTORHiNQUE 1 des taclics irrégulières ,
CDÉTODONOÏDE, \ chargées de laclies beauf coup plus foncées , iné- \ gales et presque rondes,
LE PLECTORHINQÜE CHÉ- TODONOiDE.
Le mot plecthorinque désigne les plis extraordinaires que présente le museau de ce poisson, et qui forment, avec la dentelure de ses opercules , un de ses principaux caractères génériques. Nous avons employé de plus, pour cet osseux, le nom spécifique de chétodonoîde , parce que l’ensemble de sa conformation lui donne de très-grands rapports avec les chétodons, dont riiistoire ne sera pas très-éloignée de la description du plectorhinque. Ce derniei animal leur ressemble d’ailleurs par la beauté de sa parure. Sur un fond d’une couleur très-foncée , paroissent, en effet, de chaque côté , sept ou huit taches trèsétendues, inégales, irrégulières, mais d’une nuance claire et très -éclatante, variées par leur contour, agréables par leur disposition , relevées par des taches plus pe tites, foncées , et presque toutes arrondies, qu’elles renferment en nombre plus ou moins grand. On peut voir aisément, par le moyen du dessin que nous avoirs fait graver, le bel effet qui résulte de leur figure, de leur ton, de leur distribution, d’autant plus qu’on aperçoit des taches qui ont beaucoup d’analogie avec ces premières , à l’extrémité de toutes les nageoires, et surtout de la partie postérieure de la nageoire du dos.
Cette nageoire dorsale montre une sorte
d’échancrure arrondie qui la divise en deux portions très - contiguës , mais faciles à distinguer, dont l’une est soutenue par 13 rayons aiguillonnés , et l’autre par 20 rayons articulés L Les thoracines et la nageoire de l’anus présentent à peu prés la même force et la même surface l’une que l’autre : les deux premiers rayons qu’elles comprennent sont aiguillonnés ; et le second de ces deux piquans est très-long et très-fort.
La nageoire caudale est rectiligne ou arrondie. Il n’y a pas de ligne latérale sensible. La tête est grosse, comprimée comme le corps et la queue, et revêtue , ainsi que ces dernières parties , d’écailles petites et placées les unes au-dessus des autres. Des écailles semblables recouvrent des appendices charnus auxquels sont attachées les nageoires thoracines, les pectorales, et celle de l’anus.
L’œil est grand ; l’ouverture de la bouche petite ; le museau un peu avancé , et comme caché dans les plis et les contours charnus ou membraneux des deux mâchoires.
Nous avons décrit cette espèce encore inconnue des naturalistes, d’après un individu de la collection hollandoise donnée à la France.
1,15 rayons à chacune des pectorales.
2 rayons aiguillonnés et 13 rayons articulés à celle de l’anus.
18 rayons à celle de la queue.
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SOJXANTE-QUINZIÈME GENRE.