I. A la nageoire du dos. . . . 22 rayons
à chacune des pectorales. . , 25
h chacune des thoracincs . . fi
k celle de l’anus 22
k celle de la queue. .... 17
Vertèbres dorsales , i2.
Vertèbres caudales, 45.
squale , ou plutôt à le faire glisser sur la surface du requin, et à l’en écarter ensuite.
Commerson rapporte qu’ayant voulu approcher son pouce du bouclier d’un rémora vivant qu’il observoit, il éprouva une force de cohésion si grande, qu’une stupeur remarquable et même une sorte de paralysie saisit son doigt, et ne se dissipa que long-tem.ps après qu’il eut cessé de loucher réchénéis.
Le même naturaliste ajoute , avec raison, que , dans celte adhésion du rémora au squale, le premier de ces deux poissons n’opère aucune succion , comme ou l’avoit pensé ; et la cohérence de l’échénéis ne lui sert pas immédiatement à se nourrir, puisqu’il n’y a aucune communication proprement dite entre les lames de la plaque ovale et l’intérieur de la bouche ou du canal alimentaire , ainsi que je m’en suis assuré, après Commerson, par la dissection attentive de plusieurs individus. Le rémora ne s’attache , par le moyen des nombreux crochets qui hérissent son bouclier, que pour naviguer sans peine, profiter, dans ses déplacemens, de mouvemens étrangers, et se nourrir des restes de la proie du requin , comme presque tous les marins le disent , et comme Commerson lui-même l’a cru vraisemblable. Au reste , il demeure collé avec tant de constance à son conducteur, que lorsque le requin est pris, et que ce squale , avant d’être jeté sur le pont , éprouve des frottemens violens contre les bords du vaisseau, il arrive très-souvent que le rémora ne cherche pas à s’échapper, mais qu’il demeure cramponné au corps de son terrible compagnon jusqu’à la mort de ce dernier et redoutable animal.
Commerson dit aussi que lorsqu’on mot un rémora dans un récipient rempli d’eau de mer plusieurs fois renouvelée en trèspeu de temps, on peut le conserver en vie pendant quelques heures , et que l’on voit presque toujours cet échénéis, privé de soutien et de corps étranger auquel il puisse adhérer, se tenir renversé sur le dos, et ne nager que dans cette position très-extraordinaire. On doit conclure de ce fait très-curieux, et qui a été observé par un naturaliste des plus habiles et des plus dignes de foi , que lorsque le rémora change de place au milieu de l’Océan par le seul effet de ses propres forces, qu’il se meut sans appui , qu’il n’est pas transporté par un squale , par un cétacée ou par tout