A la membrane des branchies, à la nageoire du dos
à chacune des pectorales. . .
à chacune des tlioracines. .
à celle de l’anus
à celle de la queue , qui est fourchue
6 rayons.
LE CORYPllElNE ONDE.
allongé et un peu coinp’.i'.né il moniroit, sur la plus grande partie de sa surface une teinte agréable qui réunissoit la blanclieur du lait à l’éclat de l’argent; une nuance grise varioit son dos ; la nageoire dorsale et celle de l’anus éîoient distinguées par de petites bandes- transversales brunes ; les bandelettes de la première de ces deux nageoires s’élendoie.nt sur la partie supérieure de l’animal , y onduloient , pour ainsi dire, s’y réunissoient les unes aux autres, disparoissoient vers la partie inférieure du poisson; et la nageoire de la queue, qui étoit fourchue , présentoit* un croissant trèsbrun.
D’ailleurs ce coryphène avoit des yeux assez grands ; l’ouverture de sa bouche , étant très-large, laissait voir facilement une langue lisse, et arrondie par-devant; un opercule composé de deux lames non découpées couvroit de chaque côté un grand orifice branchial; la ligne latérale ctoit droite et peu proéminente L
LE CORYPHÈNE POMPILE.
De tous les coryphénes du premier sousgenre, le pompile est celui dont la nageoire caudale est la moins fourchue ; et voilà pourquoi quelques naturalistes, et particuliérement Artedi , le comparant sans doute à l’hippurus, ont écrit que cette nageoire de la queue n’étoit pas échancrée. Cependant, lorsqu’on a sous les yeux un individu de cette espèce , non altéré , on s’aperçoit aisément que sa nageoire caudale présente à son extrémité un angle rentrant. Les anciens ont nommé 'poinpilc, le coryphène dont nous traitons dans cet article , parce que , se rapprochant beaucoup par ses ha bitudes de l’hippurus et du doradon , on diroit qu’il se plaît à accompagner les vaisseaux, et que pompe signifie en grec pompe ou cortège. Au reste , il ne faut pas être étonné qu’ils aient assez bien connu la manière de vivre de ce poisson osseux, puisqu’il habite dans la Méditerranée, aussi î>ien que dans plusieurs portions chaudes ou tempérées de l’Océan atlantique, et du
très-grande ; sa nicichoire inférieure plus avancée que la supérieure , et un peu relevée; les côtés de la tête pi’ésenîeut des dentelures et des enfoncemens; la ligne lat térale est courbe ; les nageoires pecioralosont pointues’; des bandes transversales s étroites, et communément jaunes, règnen, sur les côtés. La dorure qui distingue un si grand nombre de coryphénes se manifeste sur la pompile au-dessus de chaque oeil ; et voilà pourquoi on l’a nomme sourcil d'orj, en grec
LE CORYPHÈNE BLEU.
L’or. , l’argent et l’azur brillent sur les coryphénes que nous venons d’examiner ; la parure de celui que nous décrivons est plus simple , mais élégante. Il ne présente ni argent ni or; mais toute sa surface est d’un bleu nuancé par des teintes agréablement diversifiées, et fondues par de douces dégradations de clarté 2. On le trouve dans les mers tempérées ou chaudes qui baignent les rivages orientaux de l’Amérique. Ses écailles sont grandes; celles qui revêtent le dessus et les côtés de sa tête sont assez semblables aux écailles du dos. Une seule lame compose l’opercule des branchies, dont l’ouverture est très-large; la ligne latérale est plus proche du dos que de la partie inférieure dé l’animal; les yeux sont ronds et grands ; et une rangée de dents fortes et pointues garnit chaque mâchoire.
LE CORYPHENE PLUMIER.
Ce coryphène , que le docteur Bloch a fait connoître , et qu’il a décrit d’après un manuscrit de Plumier, habite à peu prés dans les mômes mers que le bleu : on le trouve particulièrement, ainsi que le bleu, dans le bassin des Antilles. Mais combien il diiVére de ce dernier poisson par la magnificence et la variété des couleurs dont il est
<1.A la nageoire dorsale.’’. . à chacune des tlioracines.
L’overture de la bouche du pompile est
à ceîie de l’anus .....
à celle do la queue ....