LES DACTYLOPTÈRES
Une petite nageoire composée de rayons soutenus par une membrane, auprès de la
base de chaque nageoire pectorale.
ESPÈCE. CARACTÈnES.
r Six rayons réunis par une 3, Le DACTiLOPTÈRE j membrane auprès de riRAPÈDE, 1 chaque nageoire pecto- \ r le.
LE DACTYLOPTÈRE PIRAPÈDE
Parmi les traits remarquables qui distinguent ce grand poisson volant et les autres osseux qui doivent appartenir au même genre , il faut compter particuliérement les dimensions de scs nageoires pectorales.
Elles sont assez étendues pour qu’on ait dû les désigner par le nom à' ailes; et ces instrumens de natation , et principalement de vol, étant composés d’une large membrane soutenue par de longs rayons articulés que l’on a comparés à des doigts comme les rayons des pectorales de tous les poissons , les ailes de la pirapéde ont beauçoup de rapports dans leur conformation avec celles des chauve-souris, dont on leur a donné le nom dans plusieurs contrées , et nous avons cru devoir leur appliquer la dénomination générique de dactiloptère, qui a été souvent employée pour ces chauvesouris, aussi bien que celle de cheirôptère, et qui signifie aile attachée aux doigts, ou formée par les doigts
3. Volodor, en Espagne ; rondire , aux environs (le Rome ; j'ondola ou rondela, sur les bords de l’Adriatique ; falcone , h Malte et en Sicile ; jlygande fisJi , en Suède; svcallow fish , kitt fish , en Angleletre ; arondelle , rondote , chauve-souris , ratepenade , dans plusieurs départemens méridionaux de France.
2, AaxTü).(?5 veut dire doigt, et Tzl^pov aile.
ESPÈCE, CARACTÈRES
f Onze rayons réunis par 2. Le DACTYLOPTÈRE ; une membrane .auprès JAPONAIS. I de chaque nageoire pec- V torale.
La pectorale des pirapédes est d’ailleurs double , et présente par conséquent un caractère que nous n’avons encore vu que dans le lépadogastère gouan. A la base de cette aile , ou voit en effet un assemblage de six rayons articulés réunis par une membrane , et composant par conséquent une véritable nageoire qu’il est impossible de ne pas considérer ccomme pectorale.
De plus , l’aile des poissons que nous examinons offre une grande surface ; elle montre, lorsqu’elle est déployée, une figure assez semblable à celle d’un disque , et elle atteint le plus souvent au-delà de la nageoire de l’anus et très-prés de celle de la queue. Les rayons qu’elle renferme étant assez écartés l’un de l’autre lorsqu’elle^' est étendue, et n’étant liés ensemble que par une membrane souple qui permet facilement leur rapprochement, il n’est pas surprenant que l’animal puisse donner aisément et rapidement à la surface de ces ailes cette alternative d’épanouissement et de contraction, ces inégalités successives, qui, produisant des efforts alternativement inégaux contre l’air de l’atmosphère, et le frappant dans un sens plus violemment que dans un autre , font changer de place à l’animal lancé et suspendu , pour ainsi dire , dans ce fluide , et le douent véritablement de la faculté de voler ^