Vov^cz le Piscours sur la nature des sons
LA TRÏGLE MILAN.
montant avec vitesse au-dessus des ondes, s’avançant, retombant dans les flots, dessinant dans l’atmosphère des routes de feu qui se croisent , se séparent et se réunissent, ajoutent une illumination aérienne, mobile , et perpétuellement variée , à celle qui repose , pour ainsi dire , sur la surface pliosphoriqiie de la mer. Au reste , les milans volant ou nageant en troupes, oflrent pendant le jour un coup d’œil moins singulier, mais cependant agréable par la vivacité , la disposition et l’harmonie de leurs couleurs. Le l’ouge domine fréquemment sur leur partie supérieure ; et l’on voit souvent de belles taches noires , bleues ou jaunes, sur leurs grandes nageoires pectorales L Leur ligne latérale est garnie d’aiguillons , et divisée en deux vers la queue. On les trouve dans l’Océan atlantique, aussi bien que dans la Méditerranée. Leur chair est presque toujours dure et sèche ; et il se pourroit que ces milans ne fussent qu’une variété des trigles hirondelles.
LA TRIGLE MENUE.
Le nom de cette trigle désigne sa petitesse ; sa longueur n’égale ordinairement que celle du doigt. Les deux saillies longitudinales qui forment la fossette propre à recevoir les nageoires du dos 2, lorsque l’animal les incline et les plie , sont composées de petites lames un peu redressées et piquantes. Le museau est échancré et den-