A la première nageoire dorsale du grondin
à la seconde
h chacune des pectorales. . ,
à cliacune des thoracines . ,
à celle de la queue , , , ,
se pressent, pour ainsi dire, prè^ des rivages , pour y déposer leurs œufs , ou les arroser de la liqueur fécondante que la laite renferme *.
LA TPJGLE MILAN ^
Plusieurs trigles ont reçu des noms d’oiseaux ; on les a appelées hirondelle , coucou , milan, etc. Il étoil en effet assez naturel de donner à des poissons ailés qui s’élèvent dans l’atmosphère des dénominations qui rappelassent les rapports de conformation, de facultés et d’habitudes, qui les lient avec les habitans de l’air. Aussi ces noms spécifiques ont-ils été imposés par des observateurs et adoptés assez généralement , même dès le temps des anciens naturalistes; et voilà pourquoi nous avons cru devoir en conserver deux. La trigie milan a été aussi appelée , et même par plusieurs célèbres naturalistes, lanterne ou fanal, parce qu’elle offre d’une manière assez remarquable la propriété de luire dans les ténèbres, qui appartient non seulement aux poissons morts dont les chairs commencent à s’altérer et à se décomposer, 1 mais encore à un nombre assez grand d’osseux et de cartilagineux vivans *. C’est principalement la tête du milan , et particuliérement l’intérieur de sa bouche , et surtout son palais, qui brillent dans l’obscurité , de l’éclat doux et tranquille que répandent , pendant les belles nuits de l’été des contrées méridionales , tant de substances phosphoriques vivantes ou inanimées.
Lorsque dans un temps calme , et après le coucher du soleil , plusieurs centaines de trigles milans , exposées au même danger, saisies du même effroi , emportées hors de leur fluide par la même nécessité d’échapper à un ennemi redoutable , s’élancent dans les couches les plus basses de l’air et s’y maintiennent pendant quelques instans, en agitant leurs ailes membraneuses, courtes à la vérité, mais mues par des muscles puissans, c’est un spectacle assez curieux que celui de ces lumières paisibles qui,