PORTE-GLAIVE
métrés de long, sur huit ou neuf de haut, II habite les mers chaudes des Indes orientales aussi bien que des occidentales. Le cé lébre chevalier Banks l’a vu à Madagascar et à l’Ile-de-France. Il a pris à Surate un individu de cette espèce, qui avoit plus de trois mètres de longeur, dont le plus grand diamètre du corps était d’un quart de mètre, et qui pesoit dix myriagrammes.
Dans sa natation rapide, l’isliophore porte-glaive s’avance sans crainte, se jette sur de très-gros poissons, ne recule pas devant l’homme, et se précipite contre les vaisseaux, dans le bordage desquels il laisse quelquefois des tronçons de son arme brisée par la violence du choc. Il lutte avec facilité contre les ondes agitées , ne se cache pas à l’approche des orages, paroît même rechercher les tempêtes , pour saisir plus promptement une proie troublée, fatiguée, et, pour ainsi dire, à demi vaincue par le bouleversement des flots ; et voilà pourquoi son apparition sur l’océan a été regardée par des navigateurs comme le présage d’un ‘ ouragan.
Il avale tout entiers des poissons longs de trois en quatre décimètres. Lorsque, encore jeune, il ne présente qu’une longueur d’un mètre ou environ , sa chair n’est pas assez imbibée de graisse pour être indigeste ; et de plus elle est très-agréalde au goût.
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QÜATRE-VÏNGÏ-DIX-NEÜVÏÈME GENRE.
LES GYMNÈÏRES.
Point de nageoire de tamis ; une seule nageoire dorsale ; les rayons des nageoires
i/ioracines très-allongés.
ESPÈCÈ. CARACTÈRES.
Le cymsètre haw» ) . - i • •
j Deüx rayons a chaque nageoire Iboracme.
LE GYMNÈTRE HAWKEN.
Les poissons renfermés dans ce genre îi^ayant pas de nageoire de l’anus , nous aurions inscrit les gymnètres à la tête des thoracins de la cinquième division , si l’espérance de recueillir de nouveaux renseignejoiens au 5ujet de çes animaux ne m’avoit
fait différer jusqu^à ce moment l’impression de cet article.
Les gymnètres ont beaucoup de rapports avec les régalées; mais indépendamment de plusieurs différences qu’il est aisé d’apercevoir, et sans considérer, par exemple , que les régalées ont deux nageoires dorsales , et que les gymnètres n’en ont
LE GYMNÈTRE HAWKEN.
qu’une ; ces derniers appartiennent à l’ordre des llioracins , et les régalées à celui des apodes.
Le hawken a été ainsi nommé par reconnoissance pour l’ami des sciences naturelles (M. Hawken) qui a envoyé dans le temps un individu de cette espèce à Bloch de Berlin.
Chaque nageoire Ihoracine de ce poisson est composée de deux rayons séparés l’un de l’autre, et prolongés en forme de filament jusque vers le milieu de la longueur totale de l’animal. A son extrémité , chacun de ces rayons s’épanouit, s’élargit, se divise en six ou sept petits rayons réunis par une membrane , et forme comme une petite palette arrondie.
L’ensemble du hawken est d’ailleurs sçr-
pentiforme, mais un peu comprimé ; la mâchoire inférieure dépasse la supérieure; l’ouverture branchiale est grande ; on voit un petit enfoncement au-devant des yeux ; la nageoire dorsale commence au-dessus de ces derniers organes, et s’étend jusqu’à la caudale , comme une bande à peu prés également élevée dans tous ses points ; la caudale est en croissant; toutes les nageoires sont couleur de sang ; le corps et la queue sont d’un gris bleu avec des taches et de petites bandes brunes disposées assez régulièrement.
L’individu décrit par Bloch avoit été pris auprès de Goa. Il avoit plus de huit décimètres de long , et pesoit près de cinq kilogrammes.
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