I. Tl y a coniinmiéineiit à chaque
nageoire pectorale .12 myons,
à cejjeflu iios, ip
à iajiç de l’anus. . , , , ,10 à celie de la queue. , , , , 10
L’OSTRACION TRIANGULAIRE.
per i’eau avec vitesse , rejaillir avec force , et s’avancer avec facilité. On doit donc supposer que , tout égal d’ailleurs, les ostracions nagent avec bien moins de rapidité que plusieurs autres cartilagineux ; et il paroît qu’en tout ils sont , comme les balistes, formés pour la défense bien plus que pour l’attaque.
Le triangulaire parvient à la longueur d’un pied et demi, ou d’un demi-mètre.
Sa chair est plus recherchée que celle de presque tous les poissons des mers d’Amérique, dans lesquelles on le trouve. Quoiqu’il ne paroisse se plaire que dans les contrées équatoriales, on pourroit chercher a l’acclimater dans des pays bien plus éloignés de la ligne , les différences de température que les eaux peuvent présenter à différens degrés de latitude, étant moins grandes que celles que l’on observe dans l’atmosphère. D’un autre côté , on sait avec quelle facilité on peut habituer à vivre au milieu de l’eau douce les poissons que l’on n’avoit cependant jamais trouvés que dans les eaux salées. Le goût exquis et la nature très-salubre de la chair du triangulaire devroient engager à faire avec constance des tentatives bien dirigées à ce sujet : on powrroit tendre à cette acclimatation, qui seroit utile à plus d’un égard , par des degrés bien ordonnés ; on n’exposeroit que successivement l’espèce à une température moins chaude ; on attendroit peut-être plusieurs générations de cet animal, pour l’abandonner entièrement, sans secours étranger, au climat dans lequel on voudroit le naturaliser. On pourroit faire pour le triangulaire ce que l’on fait pour plusieurs végétaux : on apporteroit des individus de cette espèce , et on les soigneroit pendant quelque temps dans de Feau que l’on conserveroit à une température presque semblable à celle des mers équatoriales auprès de leur surface; on diminueroit la chaleur artificielle des petits bassins dans lesquels seroient les triangulaires, par degrés presque insensibles , et par des variations extrêmement lentes. Dans les endroits de l’Europe, ou d’autres parties du globe , éloignés des tropiques et où coulent des eaux thermales, on pourroit du moins profiter de ces eaux naturellement échauffées pour donner aux triangulaires la quantité de chaleur qui leur seroit absolument nécessaire , ou les amener insensiblement à supporter la température ordinaire des eaux douces ou des eaux salées de ces divers pays.
Le corps et la qoeuç du triangulaire sont
bruns , avec de petites taches blanches j les nageoires sont jaunes.
L’OSTRACION MAILLÉ.
C’est d’après un dessin trouvé dans des manuscrits de Plumier que le professeur Bloch a publié la description de ce poisson ®. Son enveloppe est triangulaire, comme celle de l’ostracion que nous venons d’examiner. A l’aide d’une loupe, ou avec des yeux très-bons et très-exercés , on distingue des rangées de tubercules, placées sur des lignes blanches, formant dès triangles de différentes grandeurs et de diverses formes, et se réunissant de manière à représenter un réseau , ou un ouvrage à mailles. La mâchoire supérieure est plus avancée que l’inférieure. La tête est d’un gris cendré avec des raies violettes ; les facettes latérales sont d’un violet grisâtre ; le dessous du corps est blanc ; les nageoires sont un peu rouges.
L’OSTRACION POIN’riLLÉ =.
Le voyageur Commerson a trouvé ce cartilagineux dans les mers voisines de l’Ilede-France. Il n’a vu de cette espèce que des individus d’un demi-pied de longueur. Ce poisson a une enveloppe osseuse, quadrangulaire, c’est-à-dire, composée de quatre grandes faces, dont une est placée sur le dos. Cette couverture solide présente un grand nombre de petits points un peu rayonnans. qui la font paroître comme ciselée ; mais elle n’est pas garnie de tubercules qui en divisent la surface en compartimens polygones et plus ou moins réguliers. J’ai tiré le nom que j’ai donné à cet ostracion de cette sorte de pointillage que présente sa croûte osseuse , ainsi que de la disposition de ses couleurs. On voit, en effet, sur tout l’animal, tant sur l’espèce de cuirasse qui le recouvre que sur les parties de son corps que ce têt ne cache pas ,