Aux nageoir as -pectorales. . . 10 rayons
j à celle du dos 9
I à celle de l’anus 9
à celle de la queue, qui est ai rondie 10
longitudinales, a pour caractère distinctif une élévation en forme de bosse, qu’offre sur le dos la croûte osseuse. Cette élévation et la conformation de son enveloppe suffisent, étant réunies, pour empêcher de confondre cet animal avec les autres poissons inscrits dans le premier sous-genre des ostracions. On pêche le bossu dans les mers* africaines.
On trouve dans Knorr la figure et la description d’un cartilagineux que l’on a pris pour un ostracion, auquel on a donné le nom di ostracion -porte - crête , et qui , n’ayant point de cornes ou grands piquans, devroit être compris dans le premier sousgenre de cette famille, comme le bossu et les autres véritables ostracions dont nous venons de nous occuper. Mais si l’on examine avec attention cette description et cette figure, on verra que l’animal auquel elles se rapportent n’a aucun des véritables traits distinctifs des ostracions , mais qu’il a ceux des lophies comprimées par les côtés. Au reste , il est figuré d’une manière trop inexacte , et décrit d’une manière trop peu étendue, pour que l’on puisse facilement déterminer son espèce, qui est d’ailleurs d’autant plus difficile à reconnoître, que le dessin et la description paroissent avoir été faits sur un individu altéré,
L’OSTRAGION TROIS- AIGUILLONS,
L’OSTRACION TRIGONE,
ET L’OSTRAGION DEÜX- ■ AIGUILLONS.
Nous plaçons dans le même article ce que nous avons à dire de ces trois espèces, parce qu’elles ne présentent que peu de différences à indiquer.
Le trois-aiguillons, inscrit dans le second sous-genre, montre auprès des y en v deux longues prolongations de sa croûie osseuse, façonnées en pointes et dirigées en avant. Il a d’ailleurs un troisième aignillon sur la partie supérieure du corps. 1 1 \ i( dans les mers de l’Inde, ainsi que le trigone et le deux-aiguillons.
Ces deux derniers ostracions ont beaucoup de traits de l’essemblancc l’un avec l’autre. Placés tous les deux dans le troisième sous-genre, ils n’ont point de piquans sur la tète ; mais lem enveloppe solide,
âô L’OSTRACION TKOIS-AIGUILLÜNS.
triangulaire ou composée de trois faces longitudinales comme celle du trois-aiguillons, se termine , du côté de la queue , et à chacun des deux angles qu’y présente la face inférieure , par un long aiguillon dirigé en arriére.
Au premier coup d’œil, on est embarrassé pour distinguer le trigone du deuxaiguillons ; voici cependant les différences principales qui les séparent. Les boucliers ou pièces hexagones du premier de ces deux poissons sont plus bombés que ceux du second ; d’ailleurs ils sont relevés par des tubercules plus saillans, que l’on a comparés à des perles ; de plus, les deux piquans qui s’étendent sous la queue sont cannelés longitudinalement dans le trigone, au lieu qu’ils sont presque lisses dans le deux-aiguillons; et enlin la nageoire dorsale comprend ordinairement quatorze rayons sur le trigone’, tandis que sur le deux-aiguillons elle n’en renferme que dix 2.
Lorsqu’on veut saisir le trigone, il fait entendre, comme le balistc vieille, et vraisemblablement comme d’autres ostracions, une sorte de petit bruit produit par l’air ou parles gaz aériformes qui s’échappent avec vitesse de l’intérieur de son corps qu’il comprime. On a donné le nom de grognement à ce bruisssement qu’il fait naître ; et voilà pourquoi ce cartilagineux a été nommé cochon de mer, de même que plusieurs autres poissons. Au reste , sa chair est dure et peu agréable au goût.
L’OSTRAGION QUATRE- AIGUILLONS,
ET L’OSTRAGION LISTER.
Ces deux cartilagineux sont compris dans le quatrième sous-genre de leur famille. Ils ont tous les deux l’enveloppe triangulaire ; tous les deux ont quatre piquans , deux auprès des yeux, et deux au-dessous de la queue, aux angles qui y terminent la