‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 49 sur 731 · I. Aux nageoires pectorales. . 12 rayons · texte numérisé non relu

I. Aux nageoires pectorales. . 12 rayons

à celle du dos t4

à celle de l’anus . . . .12

à celle de la queue, qui est arrondie. 7

a. Aux nageoires pectorales. . . 12 rayons.

à celle du dos 10

à celle de l’anus. . . .10

» celle de la queue, qui est arrundie, J ,, , , , ,10

face inférieure de la croûte osseuse : mais iis différent l’un de l’autre par la conformation de la queue, qui, dans le lister, présente un piquant dur, pointu, et aussi long que la nageoire de l’anus , tandis que cette partie du corps n’en montre aucun dans le quatre-aiguillons. Celte pointe Ion gue et dure est placée sur la portion de la queue du lister qui est hors de l’enveloppe, et elle y est plus rapprochée de la nageoire caudale que de rexlrémilé de la croûte solide. La nageoire dorsale du lister est plus prés de la tete que celle de l’ami s. On ne. voit pas sur la queue de ce carlilaginr.ux d’écailles sensibles pemlaul la vie de l’animal ; le dos et les côtés de sa lèle présentent de grandes taches ondées ; et nous avons donné à ce poisson le nom sous lequel il est inscrit dans cet ouvrage, parce que c’est au savant Lister que l’on en doit la connaissance. L’on ne sait dans quelles mers vit ce oslracion; le ([ualrc-aiguillous se trouve dans celles des Indes, et près des côtes de Guinée L

L’OSTRAGtON QUADRAN- GULAIRE,

ET

L’OSTRAGION DROMA DAIilE.

Ces deux ostracions ont le corps recouvert d’une enveloppe à quatre faces longitudinales; mais ces quatre côtés sont iiion plus réguliers dans le premier de ces poissons que dans le seconrl. J^e ipiadrangu- Jaire a d’ailleurs, comme le quatre-aiguillons et comme le lister, quatre pointes ou espèces de cornes fortes et longues : > deux situées au-dessous de la queue, diri- i gées en arriére, et attachées au deux angles ’ de la croûte osseuse ; et les deux autres placées auprès des yeux, tournées en avant, et assez semblables en petit aux armes menaçantes d’un taureau , pour avoir fait donner au quadangulaire le nom de taureau marin. Il habite les mers de l’Jnde, et sa chair est dure

a aux nageoires pectorales

du quatre - aiguillons.

à la nageoire dorsal:'.

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à celle do l’anus.

aeelle de la tpiciic. .

nageoires pecluralea tlu

iiud'i! ansuluirc, , . . « lU rayous,

L’OSTRAGIOIS QUADRANGULAIRE.

Le drotnoclaire se trouve également dans les mers des Indes orientales ; mais il a été aussi observé dans la mer Rouge. Au milieu de la face supérieure de sa couverture solide , s’élève une bosse très-grosse, quel quefois en forme de cône ; d’autres fois un peu semblable à une pyramide triangulaire; le plus souvent très-large dans sa base, et toujours terminée par un gros aiguillon recourbé, cannelé, et un peu dirigé versrarriére. Ün aiguillon plus petit, mais figuré de même , est placé verticalement au-dessus de chaque œil; et d’autres piquans cannelés, aussi très-forts et recourbés, garnissent les deux côtés de la face inférieure du coft’rc. Ces pointes inférieures Bilatérales varient en nombre suivant l’âge de l’animal , et depuis trois jusqu’à cinq de chaque côté. Les tubercules semés sur la croûte osseuse y forment des figures triangulaires, lesquelles, réunies, donnent naissance à des hexagones, comme sur presque tous les ostracions, et ces hexagones sont séparés par des intervalles un peu transparensL

Le colVre est d’un cendré jaunâtre; les iTiitres parties de l’animal sont brunes, et l’on voit, sur plusieurs endroits du corps et de la queue, des taches brunes et rondes.

àceiiedüdos 9

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à celle do la queue, qui est arrondie 10

l. Ans nageoires pectorales du

dromadaire 10 rayons.

à celle du dos. 9

à celle de ranus 9

à celle de la queue, qui est arrondie. . , . . . . 10

Cette espèce a été nommée chameau marin; mais nous avons préféré à ce nom celui de dromadaire, l’animal n’ayant qu’une bosse sur le dos. Au reste , elle parvient à la longueur d’un pied et demi , et sa chair est coriace et désagréable au goût.

Voilà donc la chair du dromadaire, du quadrangulaire , du quatre-aiguillons, du trigone, qui est dure et dénuée de saveur agréable. Il paroît que tous ou presque tous les ostracions armés de pointes l’ont coriace, tandis qu’elle est tendie et savoureuse dans tous les poissons de cette famille qui ne représentent aucun piquant. Ladifierence dans la bonté de la chair est souvent un signe de la diversité de sexe. La présence de piquans, ou d’autres armes plus ou moins puissantes, peut aussi être la marque de cette même diversité. L’on n’a point encore d’observations exactes sur les variétés de forme qui peuvent être attachées à l’un ou à l’autre des deux sexes dans le genre dont nous nous occupons: peutêtre, lorsque les ostracions seront mieux connus, trouvera-t-on que ceux de ces cartilagineux qui présentent des piquans sont les mâles de ceux qui n’en présentent pas ; peut-être,, par exemple, regardera-t-on le dromadaire comme le mâle du bossu, le ({uadrangulaire comme celui du moucheté, le quatre-aiguillons, dont la croûte n’a que trois faces longitudinales, comme le mâle du triangulaire : mais, dans l’état actuel de nos connoissances, nous ne pouvons que décrire comme des espèces diverses, des ostracions aussi dillérens les uns des autres par leur conformation , que ceux que nous venons de considérer comme appartenant, en effet, à des espèces distinctes.

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