LE LABRE FOURCHE
LE LABRE SIX-BANDES, LE LABRE MACROGAST^RE , LE LABRE FI- LAMENTEUX , LE LABRE ANGU- LEUX , LE LABRE HUIT-RAIES, LE LABRE MOUCHETÉ, LE LABRE COMMERSONNIEN, LE LABRE LISSE ET LE LABRE MACROPïÉRE.
Aucun de ces dix labres n’est encore connu des naturalistes ; nous en avons fait graver la figure d’après les dessins tiouvés parmi les manuscrits de Commerso», que
naires les poissons pélagiens, les littoraux, ‘ les fluviatilês , les cétacées , les lamantins, les phoques , les ours marins , les hippopotames , les éléphans et plusieurs autres animaux terrestres, les arrachant à toutes les parties du globe, les réunissant, les mêlant, les confondant, les soumettant au même sort, les a entassés dans les mêmes cavités, recouverts des mêmes débris, écrasés sous les mêmes masses, et immolés du même coup.
Au reste , c’est au naturaliste entièrement consacré à l’étude de la théorie de la terre qu’il appartient principalement de rechercher les causes auxquelles on devra rapporter les résultats que nous venons d’indiquer.
Les zoologistes lui présentent les faits qu’ils ont pu recueillir dans l’observation des organes des animaux , et des habitudes qui en découlent ; ils lui exposent les conséquences que l’on doit tirer de ces formes, de ces mœurs , de ces analogies , de la nature des habitations , des gisemens des débris, de la séparation ou du mélange des espèces , de l’altération ou de la conservation de leurs traits principaux , du changement ou de la constance de leur manière de vivre , de la température du climat qu’elles préfèrent aujourd’hui, de la chaleur des eaux hors desquelles on ne les trouve plus.
Nous tâchons de découvrir les inscriptions et les médailles relatives aux diÉerens âges de notre planète ; c’est aux géologues à écrire l’histoire de ses révolutions.
Bufion nous remit lorsqu’il nous engagea à continuer VHisioire naturelle ; et voilà pourquoi nous avons donné à l’un de ces poissons le nom de labre commersonnien»
La patrie de ces dix espèces est le grand golfe de l’Inde ; et on peut aussi les trouver dans la partie du grand Océan qui est comprise entre la Nouvelle-Hollande et le continent de l’Amérique , ainsi que dans cette mer si souvent bouleversée par les tempêtes, et qui bat la côte sud-est de l’Afrique et les rives de Madagascar. Leur forine et leurs caractères distinctifs sont trop bien représentés dans les planches que nous joignons à celte Histoire , pour que nous ayons besoin d’ajouter beaucoup de détails à ceux que renferme le tableau gé«
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nérique. On peut voîf aisément' que le macroptère , qui lire son nom de la grandeur de ses nageoires du dos et de l’anus *, a la mâchoire inférieure un peu plus avancée que la supérieure , et vraisemblablement garnie , ainsi que celle dernière , de dents très-petites; que l’anguleux et le six-bandes doivent avoir des dents très-fines; que celles du filamenteux et du macrogastère sont très-coui-tes et presque égales les unes aux autres ; que la ligne latérale de ce même macrogastère ^ est interrompue ; qu’une tache irrégulière et foncée , et cinq ou six petits points blancs, sont placés sur chaque côté de la nageoire dorsale de l’anguleux*; et que la dorsale du huit-raies est bordée de noir ou de brun.