TROISIÈME VUE DE LA NATURE
les causei» générales ou particulières qui ont pu bouleverser la surface de la terre depuis rabaissement de la mer au-dessous des premiers pics, on reconnaîtra que les fragmens et les empreintes le plus anciennement et le plus profondément enfouies sous les couches terrestres ou sous-marines, sont ceux des poissons , des cétacées , des lamantins, des dugons et des morses ; ensuite viennent ceux de ces morses , de ces dugons , de ces lamantins , de ces cétacées , de ces poissons et des phoques, des tortues de mer, des crocodiles, des oiseaux palmipèdes et des oiseaux lalirémes; on placera au troisième rang ceux de tous les animaux que nous venons de nommer, et des oiseaux de rivage ; on mettra au quatrième ceux de ces mêmes animaux, des oiseaux de rivage, des ours marins, des tapirs, des cochons, des hippopotaines, des rhinocéros, des éléphans; et enfin on pourroit trouver les images ou les débris de tous les animaux, et de l’homme qui les a domptés par son intelligence.
Cependant si, au lieu d’admettre l’hypothèse d’après laquelle nous venons de raisonner , l’on préfère de croire que la mer a parcouru successivement les différentes parties du globe , laissant les unes à découvert , pendant qu’ elle envahissoit les autres , il faudra nécessairement avoir recours aune catastrophe presque générale, qui , agissant sur des points de la surface de notre planète diamétralement opposés , entraînant hors de leurs habitations ordi-