‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 512 sur 731 · Anéi kattalei , par les Malais · texte numérisé non relu

Anéi kattalei , par les Malais

LE LABRE MIGROLÉPIDOTE.

voyageur et missionnaire dans les Indes , en donnant à ce groupe le nom à^johnius, nous ont paru devoir être inscrits avec les véritables labres, d’après les principes de distribution méthodique que nous suivons; et, en effet, ils n’offrent aucun caractère qu’on ne retrouve dans une ou plusieurs espèces, considérées, par presque tous les naturalistes et par Bloch lui-même, comme des labres proprement dits. Ce karut et cet anéi vivent dans les eaux salées des Indes orientales, et particulièrement dans celles qui baignent la grande presqu’île de l’Inde , tant au levant qu’au couchant de cette immense péninsule.

Quant aux autres huit labres nommés dans cet article , nous en donnons les premiers la description, d’après les manuscrits de Commerson ou les dessins qui faisoient partie de ces manuscrits, et que nous avons fait graver. Ces huit labres habitent le grand Océan équatorial , ou les mers qui en sont voisines ; et le labre ceinture a été observé particuliérement auprès de l’Ile-de- France.

Les deux mâchoires du microlépidote et du labre vieille sont aussi longues l’une que l’autre; elles sont de plus garnies de dents pointues et peu serrées; et le karut et l’anéi n’offrent que des dents petites et pointues.

Disons encore quelques mots des couleurs des douze labres que nous examinons.

La dorsal^e du microlépidote * est presque entièrement brune; ses autres nageoires sont blanchâtres. Le dos et les flancs du karut réfléchissent un bleu d’acier; une nuance d’un beau jaune distingue son ventre et ses lignes latérales ; ses nageoires offrent un brun rougeâtre , excepté la dorsale et la caudale, qui sont bleues. L’anéi a le dos noirâtre, les côtés blancs, les pectorales et les thoracines rougeâtres ; la partie postérieure de la dorsale, l’anale et la caudale rouges à leui* base , et bleuâtres à leur sommet. Le bord de la dorsale et de l’anale du

1. Microlépidote désigne les petites écailles , eftgramvie la double ligne latérale , hololêpidote , les écailles placées sur toute la surface de l’animal , tænioure le ruban ou la banda que l’on voit sur la nageoire caudale , et malaptéronoie les rayons qui composent seuls la nageoire dorsale. Mu.JjOç signifie peli , XeniÇ écaille, (Ji- deux fois , ligne, oXoç entier, rc/.i'JifX. ruban ou bande, O'jpce. queue, p.v.Xvxo$ mou, nageoire et

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labre ceinture est souvent blanchâtre *, fct l’on voit ordinairement sur l’angle postérieur de l’opercule de ce poisson une tache j noire , remarquable par un point blanc ou |, blanchâtre, qui lui donne l’apparence d’un j iris avec sa prunelle, j

1. 12 rayons h chaque nageoire pectorale du i labre microlépidote.

I rayon aiguillonné et 5 rayons articulés â chaque thoracine. !'

18 rayons à la caudale.

14 rayons h chaque nageoire pectorale du I labre vieille.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés i à chaque thoracine.

16 rayons k la caudale.

5 rayons îi la membrane branchiale du

karut.

16 rayons à chaque nageoire pectorale.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à

chaque thoracine.

2 rayons aiguillonnés et 7 rayons articulés j

à l’anale.

18 rayons à la caudale i

6 rayons à la membrane branchiale de ,

l’anéi.

14 rayons k chaque nageoire pectorale. i

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés k

chaque thoracine.

2 rayons aiguillonnés et 7 rayons articulés

k l’anale.

13 rayons k chaque nageoire pectorale du '

labre ceinture.

6 rayons k chaque thoracine.

14 rayons k la Caudale. j

11 rayons k chaque nageoire pectorale du

digramme.

6 rayons k chaque thoracine. |

12 rayons k la caudale.

20 rayons k la caudale du labre hololépldote.

13 rayons k la caudale du tænioure.

12 rayons k chaque nageoire pectorale du labre parterre.

16 rayons k la caudale,

17 rayons k la caudale du sparoïde.

12 rayons k la caudale du léopard.

11 rayons k la nageoire caudale du malaptéronote.

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