ROUGE
Dans plusieurs individus de l’espèce du sçare vert, oa voit, de chaque côté, la dernière dentelure de l’une et l’autre des deux mâchoires recourbée en arrière comme une sorte de crochet, et beaucoup plus longue que les autres. Il ne paroît pas qu’un trait semblable ait été remarqué par aucun naturaliste sur le ghobban. Ce dernier scare a d’ailleurs deux lignes latérales rameuses, dont l’inférieure commence avant la fin de la supérieure. Ces différences réunies à quelques autres, que l’on saisira sans peine, et particuliérement à celle des couleurs du scare vert et des nuances qui distinguent le ghobban, nous ont déterminé , au moins jusqu’au moment où nous aurons recueilli un plus grand nombre d’observations , à considérer ces deux poissons comme appartenant à deux espèces distinctes, malgré les très-grands rapports qui les rapprochent.
Le rouge a, sur la partie supérieure de son museau, un grand nombre de pores très-sensibles ; on voit deux petits barbillons auprès de chacune de ses narines , et cinq ou six denticules plus grosses et plus longues que les autres à la mâchoire supérieure
On doit le compter parmi les poissons dont la parure est la plus riche et la plus élégante. L’éclat de l’argent et la vivacité du rouge le plus agréable sont réunis pour former ce qu’on est tenté de nommer un assortiment de couleurs du meilleur goût. La partie inférieure de l’animal est argentée ; deux larges bandes argentées aussi s’étendent de chaque côté de plusieurs individus, depuis les yeux jusqu’à l’extrémité ou auprès de l’extrémité de la queue; et la base des pectorales, des thoracines et de la caudale, est dorée.
Les couleurs qui distinguent le forskael sont bien moins brillantes. A la vérité , ses pectorales et sa caudale sont jaunâtres ; mais ses thoracines sont violettes ; sa dor-