Aux nngooires pectorales. . . 20 rayons
à celle (le la (pieuo , qui est
arroiuiie 9
2. Pesce Colombo, dans plusieurs endroits d'ïtalie ; flascopsaro, dans plusieurs contrées du Levant.
l’on n’auroit besoin de retrancher de l’animal qu’une très-petite portion de son museau et sa nageoire caudale , pour en faire une véritable boule. Aussi Pline a - 1 - il dit que ce poisson étoit , en quelque sorte , composé d’une tête sans corps : mais, comme l’ont observé Rondelet et d’autres , auteurs, on devroit plutôt le croire formé d’un ventre sans tête, puisque c’est sa partie inférieure qui, en se remplissant d’un j fluide quelconque , lui donne son grand volume et son arrondissement.
Sa mâchoire inférieure est plus avancée ; que la supérieure, et la surface de tout son corps est parsemée de très-petits piquans.
Sa couleur est foncée sur le dos, et très- jclaire sur les côtés, ainsi que sous le ventre. 1 Mais ces deux nuances sont séparées l’une , de l’autre par une ligne très -sinueuse , de ' manière que la teinte brune descend de , chaque côté au milieu de la teinte blan- , châtre , par quatre bandes transversales , plus ou moins larges, longues et iiTégulieres. i
Nous avons trouvé dans les dessins de Gommerson une figure du hérissé, quia été faite d’après nature , et que nous avons fait graver. Le dessus du corps y paroît parsemé de taches très-petites, rondes, blanches, et disposées en quinconce. Nous ignorons si ces taches blanches sont le signe d’une variété d’âge, de pays, ou de sexe, ou si , dans les divers dessins et les descriptions que l’on a donnés du hérissé, on a oublié ces taches uniquement par une suite de l’altération des individus qui ont été décrits ou figures.
Les nageoires pectorales se terminent en croissant ; celles de l’anus et du dos sont très-petites; celle de la queue est arrondie^
Le tétrodon hérissé n’est pas bon à manger; il renferme trop de parties susceptibles d’extension, et trop peu de portions charnues. Dans plusieurs contrées voisines des bords de la Méditerranée , ou des rivages des autres mers dans lesquelles habite ce cartilagineux , on l’a souvent fait sécher avec soin dans son état de gonflement; on l’a rempli de matières légères , pour conserver sa rondeur ; on l’a suspendu autour des temples et d’autres édifices, à la place de girouettes : et en effet, la queue d’un hérissé ainsi préparé et rendu très -mobile a dû toujours se tourner vers le point de l’horizon opposé à la direction du vent.
I. Aux nageoires pectorales, , 17 rayons, à celle du dos. . .... 9
à celle de l’anus lO
à colle do la queue, .... 10
LE TÉTRODON HÉRISSÉ.
Lo tétrodon hérissé vivant au milieu des eaux salées de la Méditerranée , on ne sera pas étonné qu’on ait reconnu des individus de cette espèce parmi les poissons pétrifiés que l’on trouve en si grand nombre dans le mont Bolca, prés de Vérone, et dont on a commencé de publier la description dans un très -bel ouvrage, déjà cité dans cette llisîoire, et entrepris par le comte Gazola, ainsi que par d’autres savans physiciens de cctîe ville italienne.
LE ÏÈTRODON MOUCHETÉ.
Dans les divers enfoncemens que présentent les côtes des îles Praslin, ce poisson a été observé par le voyageur Gommerson, qui l’a décrit avec beaucoup de soin. Ce naturaliste a comparé la grosseur de cet animal , dans son état de gonflement, à la tête d’un enfant qui vient de naître. Gomme le hérissé, ce tétrodon a sa surface garnie, dans presque toutes ses parties, de petites pointes longues d’une ligne ou deux, et sa mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure. Mais il diffère du hérissé par la disposition et les nuances de ses couleurs. Il est d’un brun sale par-dessus, et blanchâtre par-dessous. De petites taches noires .sont répandues sans ordre et avec profusion sur le dos, sur les cotés, et sur la nageoire de la queue. Les nageoires pectorales sont d’un jaune rougeâtre ; celle de l’anus et l’extrémité de celle du dos sont jaunâtres ; et l’on voit une teinte livide autour des yeux et de l’ouverture de la bouche.
La langue est comme une masse informe, cartilagineuse, blanchâtre, et un peu arrondie.
L’iris présente les couleurs de l’or et de l’argent.
Les branchies ne sont de chaque côté qu’au nombre de trois; et chacune est composée dedeux rangs de filaraens. Genombre de branchies , que l’on retrouve dans les autres tétrodons , sufliroit pour séparer le genre de ces poissons d’avec celui des ostracions, qui en ont quatre de chaque côté.
Les nageoires pectorales sont arrondies, ainsi que celle de la queue, au lieu d’être en demi-cercle comme celles du hérissé ! Le moucheté fait entendre , lorsqu’on
I t. Aux nageoires pectorales. . 17 rayons,
\' à cell e du dos 10
I à celle de l’anus. .... 10
|i à relie de la queue. . . .10
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veut le saisir , un petit bruit semblable à celui que produisent les balistes et les ostracions ; plus on le manie , et plus il se gonfle; plus il cherche, en accroissant ainsi son volume , à se défendre contre la main qui le touche et qui l’inquiète.
LE
TÉTRODON HONGRÉNIEN.
Ge tétrodou a la mâchoire de dessus moins avancée que celle de dessous, comme le hérissé et le moucheté; mais, au liéu d’avoir de petits piquans sur tout son corps, il n’en montre que sur son ventre et sur ses côtés. Il a d’ailleurs une ligne latérale trèsmarquée , l’ouverture de la bouche trèsgrande , le front large , et les yeux petits.
On voit sur son dos des taches jaunes et d’autres bleues ; les nageoires sont brunâtres , mais celles de la poitrine sont bordées de bleu L
Ge poisson se trouve dans la mer du Japon. M. Honckeny a envoyé dans le temps un individu de cette espèce au docteur Bloch ; et de là vient le nom qu’a donné à ce cartilagineux le naturaliste de Berlin , qui l’a décrit et fait graver.
Nous avons vu que l’on avoit trouvé parmi les poissons pétrifiés du mont Bolca , près de Vérone, le tétrodon hérissé , qui vit dans la Méditerranée , il est bien plus utile pour les progrès de la géologie de savoir qu’on a découvert aussi parmi ces monumens des catastrophes du globe, et des bouleversemens produits par le feu et par l’eau dans la partie de l’Italie voisine des Alpes , des restes pétrifiés du tétrodon honckénien, que l’on n’a pêché jusqu’à présent que prés des rivages du Japon, vers l’extrémité orientale de l’Asie , et non loin des mers véritablement équatoriales.
LE
TÉTRODON LAGOCÉPHALE.
Parvenus au second sous - genre des tètrodons , nous n’avons maintenant à examiner parmi ces cartilagineux que ceux dont