ET LE TÉTRODON MUSEAU- ALLONGÉ
Cf.s deux tétrodons habitent dans les Indes. Le premier a tiré son nom de la forme de son corps , qui est beaucoup plus allongé que haut, et d’ailleurs cylindrique. Ce poisson présente de pins doux lignes latérales de chaque côté. La supérieure jiart audessus de l’œil , se baisse, se contourne, se relève, et suit à pou près la courbure du dos jusqu’à la nageoire caudale. La seconde commence auprès de la mâchoire .d’on bas. et suit assez régulièrement le contour de la partie inférieure du corps jusqu’à la nageoire de la queue , excepté auprès de la nageoire pectorale, où elle se relève et forme un petit angle.
L’ouverture des narines est double ; une pointe très - sensible et triangulaire est attachée à l’opercule des branchies , et tournée vers la queue ; le dessus du corps offre des bandes transversales , brunes, variables dans leur nombre ; les côtés sont argentés, les nageoires jaunâtres; et de petits piquans hérissent presque toute la surface du poisson 2.
Le museau-allongé n’a de petits aiguillons que sur le dos, et sur le devant du ventre Il est gris par-dessus, et blanc
1, Aux nageoires pectorales du
Ic'lrodon spenglerien. . . 13 rayons.
à celle du dos 8
à celle de l’anus 6
à celle de la queue, qui est arrondie 8
2, H y a aux nageoires pectorales
de l’allonge' 16
à la nageoire dorsale. . 12 à celle de l'anus. . .11
à celle de la queue, qui estarrondie. . , .19
3, Le museau-allongé a aux na-r
gooircs pectorales. . . .16
50 LE TETRODON ALLONGE.
par-dessous; les nageoires sont jaunâtres, surtout les pectorales, qui sont courtes et larges; on voit autour des yeux des taches brunes disposées en rayons. Il n’y a qu’une ouverture à chaque narine ; on n’aperçoit pas de ligne latérale ; et les mâchoires sont en forme de petit cylindre et très-allongées.
LE TÉTRODON PLUMIER.
Ce télrodon , dont la description n’a pas encore été publiée, est représenté dans les dessins sur vélin que renferme la collection du Muséum national d’histoire naturelle , et qui ont été faits d’après ceux du naturaliste Plumier ; et comme ce n’est qu’à ce voyageur que nous devons la connoissance de cet animal, j’ai donné à ce poisson ]e nom de l’habile observateur qui en a transmis la figure.
Lorsque le tétrodon plumier n’est pas gonflé , son corps est assez allongé relativement à sa hauteur. Au-delà de sa tête , on voit une sorte d’élévation pyramidale à quatre faces, jaune, et recourbée en arriére, qui tient lieu, pour ainsi dire, d’une première nageoire du dos.
Au-dessus de la nageoire de l’anus , qui est de la même couleur, on voit d’ailleurs une nageoire dorsale , qui est également jaune, aussi bien que celle de la queue. Cette dernière est arrondie , et présente deux bandes transversales brunes.
L’iris est bleu ; le dessus du corps, brun et lisse ; le dessous blanchâtre , trés-extensible , et garni de trés-petils piquans. Deux rangées longitudinales de taches d’un brun verdâtre régnent de chaque côté de l’animal, et ajoutent à sa beauté.
LE TÉTRODON MÉLÉAGRIS.
CoMMERSON a laissé dans ses manuscrits une description très-étendue de ce poisson, qu’il a vu dans les mers de l’Asie, et auquel il a donné le nom de méléagris, à cause de la ressemblance des nuances et de la distribution des couleurs de ce cartilagineux , avec celles de la pintade que l’on a désignée par la même dénomination. Ce
à celle du dos. ... 9
à celle de l’anus. . . S
à celle de la queue, qui «starrondie. , , .10
tétrodon est , en effet, brun, avec des taches innombrables, lenticulaires, blanches, et distribuées sur la tête , le dos, les côtés , le ventre, la queue, et même les nageoires. La peau est d’ailleurs hérissée de trèspetites pointes un peu plus sensibles sur la tête.
Chaque narine n’a qu’un orifice. Les branchies sont au nombre de trois de chaque côté ; leur ouverture est en forme de croissant; leur membrane mince et flottante est attachée au bord antérieur de cette ouverture ; et les demi-cercles solides qui les soutiennent sont dentelés dans leur partie concave.
Ce poisson fait entendre le bruissement que l’on a remarqué dans la plupart des cartilagineux de son genre, d’une manière peut-être plus sensible que ces derniers, au moins à proportion de son volume L
LE
TÉTRODON ÉLECTRIQUE,
Les plus belles couleurs parent ce pois* son. 11 est, en elfet, brun sur le dos, jaune sur les côtés, vert de mer en dessous ; ses nageoires sont rousses ou vertes ; son iris est rouge ; et cet agréable assortiment est relevé par des taches rouges , vertes, blanches, et quelquefois d’autres nuances très-vives. Mais il est encore plus remarquable par la propriété de faire éprouver de fortes commotions à ceux qui veulent le saisir. Cette qualité est une 'faculté véritablement électrique, que nous avons déjà vue dans la torpille, que nous examinerons de nouveau dans un gymnote, et que nous retrouverons encore dans un silure, et peut-être même dans d’autres poissons.
Ce cartila^neux habite au milieu des bancs de corail creusés par la mer, et qui entourent l’île Saint- Jean, près de celle deComorre, dans l’Océan indien. Lorsqu’il y a été pêché, l’eau ëtoit à la température de seize degrés du thermomètre auquel on donne le nom de Réaumur. Il parvient au moins à la longueur de sept pouces; et c’est M. Paterson qui l’a décrit le premier.
ï. Aux nageoues pectoialcs. . 18 rayons,
à celle du dos 10
à celle de l’anus. .... 10 ?
à celle de la queue , qui est arrondie. g
PI. a5.
S O lÆ tmtmoiîon ilote