‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 621 sur 731 · LE SPARE PORTE-EPINE · texte numérisé non relu

LE SPARE PORTE-EPINE

plus agréables les raies jaunes dont nous avons parlé dans le tableau générique des spares. Il se plaît dans les ports , aux embouchures des rivières , et dans toutes les

Îjarties de la mer voisines des rivages , où es flots apportent du limon, et où les fleuves et les eaux de pluie entraînent de la vase. Sa chair est ordinairement peu recherchée, comme n’étant ni assez succulente, ni assez sèche, ni assez ferme.

Celle de la saupe est peut-être moins estimée encore , parce qu’elle est molle et difficile à digérer, et parce que, de plus, elle répand souvent une mauvaise odeur.

Ce spare saupe à l’ouverture de la bouche petite; les mâchoires égales; la langue lisse ; l’opercule composé de trois lames, et garni de très-petites écailles ; la ligne latérale presque droite ; les écailles du dos et de la queue , grandes et unies ; le dos noirâtre ; les côtés et le ventre argentés ; les nageoires grises et bordées de brunâtre ; le péritoine noir ; la vésicule du fiel trèslongue ; l’estomac grand ; le pylore entouré de quatre cæcums ; et le canal intestinal trois ou quatre fois plus long que la tête ; le corps , la queue et la caudale pris ensemble.

Au reste, les dimensions de la saupe varient suivant son séjour. On en a pêché de plus de trois décimètres de longueur, et d’un kilogramme de poids.

Ce spare fraie communément en automne. On le trouve fréquemment sur les bas-fonds , où il est attiré par les plantes marines dont il aime à se nourrir, et vraisemblablement par les mollusques, qui doivent lui donner l’odeur fétide qu’il exhale. Il mange aussi des végétaux terrestres, et on le prend facilement en garnissant un hameçon d’un morceau de citrouille ou d’autre cucurbitacée. Pendant l’hiveril se retire dans les profondeurs des baies, des golfes, ou de la haute mer*.

d, 6 rayons à la membrane branchiale du porte-épine.

16 rayons k chaque nageoire pectorale.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés k chaque tlioracine.

16 rayons k la caudale.

6 rayons k la membrane branchiale du bogue,

9 rayons k chaque nageoire pectorale.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés k chaque tlioracine.

17 rayons k la caudale.

G rayons k la membrane branchiale du canthère.

Lacépède. Ils

Le spare sarbe, dont la chair est agréable au goût, et qui se plaît auprès des côtes de la mer d’Arabie, dans les endroits vaseux et tapissés de coraux ou de plantes marines, est couvert d’écailles larges et argentées. Ses pectorales sont blanchâtres, lancéolées , et beaucoup plus longues que les thoracines. Une nuance d’un beau jaune paroît sur ces thoracines , sur l’anale , et sur la partie inférieure de la caudale.

LE SPARE SYNAGRE ,

LE SPARE ÉLEv£, LE SPARE STRIÉ,

LE SPARE HAFFARA, LE SPARB

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