‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 628 sur 731 · LE SPARE QUEUE-ROUGE · texte numérisé non relu

LE SPARE QUEUE-ROUGE

LE SPAEE QUEUE-D^OB LE SPARE CUNING LE SPARE GALONNÉ , LE SPARE BRÈME ^ ET LE SPARE GROS-ŒIL.

Nous devons à Bloch la connoîs^ànee de ces six spares. Le premier , qui habite la mer du Japon, a* les yeux grands et presque verticaux, et le corps très -élevé audevant de la nageoire dorsale.

Le spare queue-d’or vit dans la mer qui baigne les côtes du Brésil. Ses couleurs sont régulières , brillantes et magnifiques ; le tableau générique en indique les nuances et la* disposition. Quelques individus, au lieu d’un violet argenté , présentent , sur une grande partie de leur surface, un rouge clair, ou couleur de rose animé; mais les tons dont ce spare resplendit sont, en général, si éclatans, que Pison a cru devoir attribuer à leur vivacité la phosphorescence dont jouissent les spares queue-d’or, indépendamment de toute réflexion de lumière due à leurs écailles luisantes et colorées. Cependant cette qualité phosphorique est élevée dans ces animaux , ainsi que dans plusieurs autres poissons, à un degré assez haut pour que la réunion d’un très-grand nombre de ces osseux répande une clarté à l’aide de laquelle on peut lire au milieu d’une nuit très-obscure. Le spare queued’or a reçu dans cette propriété phosphorique un présent funeste s on le pêche avec bien plus de facilité que s’il en éloit privé. La lumière qu’il produit , quelque douce ou foible qu’elle puisse être , le trahit, lors même que son instinct l’entraîne dans la mer à quelque profondeur, comme dans un asile assuré ; et on le recherche d’autant plus, qu’il réunit à une chair des plus dé-

1. Acara phanga I acara pltamha , au Brésil ; rallrmbia , à la Havane,

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