SPARE ATLANTIQUE
Nous avons donné le nom de zonéphore onde porte-ceinture f a.a premier de ces six spares, pour désigner les cinq ou six bandes qui forment comme autant de ceintures autour du corps de ce poisson. Le Japon est la patrie de cet osseux. La grosseur des lèvres de ce spare lui donne quelques rapports particuliers avec les labres. Les deux mâchoires sont également avancées, et années , chacune dans leur partie antérieure , de deux dents trés-allongées. Chaque narine a deux orifices. La ligne latérale est interrompue ; le dos caréné ; le ventre arrondi ; et toutes les nageoires sont brunes, excepté la dorsale et l’anale, dont la couleur est noirâtre.
Le pointillé habite non-seulement dans la mer des Moluqu es, où il a été observé par Valentyn , mais encore dans celle des Antilles , où Plumier l’a trouvé , et dans les eaux de la Caroline , où Gatesby l’a vu.
Il parvient à la grandeur de quatre ou cinq décimètres; et l’éclat de l’argent mêlé à celui du rubis, au milieu duquel on croiroit voir briller un grand nombre de petits saphirs, le rend un des plus beaux poissons des mers voisines des tropiques.
Sa chair est de bon goût. Les écailles dont il est revêtu sont grandes ; ses nageoires sont arrondies ; et sa ligne latérale est presque droite.
Le spare sanguinolent , dont le nom annonce la vivacité des nuances rouges qui scintillent seules sur sa surface, habite dans les deux Indes ; Plumier l’a vu auprès des Antilles , et Catesby auprès des îles Bahama : on le trouve souvent dans les basfonds voisins des rivages. Sa chair n’est pas désagréable à manger ; et sa longueur est quelquefois de sept ou huit décimèîres.
1 . Ikan soc salat, luccesle mera, aux Indes orientales ; roodeyac-oè evertsen , sousalat visch, parles Hollandais des Grandes-Indes; negro-fish , par les Anglais.
2. Jacob everlsm rouge ; hlut barsch, par les Allemands; the hind , par les Anglais ; poisson ÇQU,” romiéf ÿ la Miu lii.vique , suivaul Pluiüiei»
La tête et l’ouverture de la bouche sont grandes ; les deux mâchoires aussi avancées l’une que l’autre ; les yeux rapprochés du sommet de la tête; et les écailles assez larges.
L’acara est pêché dans les rivières du Brésil. Il est gros; mais sa longueur n’excède guère deux ou trois décimètres. Sa chair est bonne à manger. Le prince Maurice de Nassau en a laissé un dessin ; celui que Maregrave en a donné a été copié par Willughby, Jonston et Ruysch. Les nageoires de ce poisson sont d’une couleur brune mêlée de jaune.
Le nhoquunda vit dans les mêmes rivières , parvient à la même longueur, a la même saveur, et a été dessiné ou figuré par les mêmes auteurs que l’acara. Les deux rangs de taches ovales, dont l’un est situé sur un côté , et l’autre sur le côté opposé de l’animal, ne servent pas peu à distinguer ce spare , dont la tête , le corps et la queue sont allongés, les mâchoires également avancées, et les narines percées chacune de deux ouvertures; l’anus est deux fois aussi éloigné de la tête que de la caudale \
1,12 rayons à chaque nageoire pectorale du zonéphore.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulé* à chaque ihoracine.
10 rayons h chaque pectorale du spare pointillé.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine,
14 rayons à la caudale.
10 rayons h chaque pectorale du spare sanguinolent.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés k chaque thoracine.
15 rayons à la nageoire de la queue.
14 rayons à chaque pectorale du spare
acara.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine.
15 rayons à la caudale.
12 rayons h chaque pectorale du spare nhoquunda.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine.
16 rayons à la nageoire de la queue.
12 rayons à chaque pectorale du spare atlantique.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine.
12 rayons à la caudcile.
4/in LE SPAfiE ZONEPHOKE.
A l’égard du spare atlantique , son nom spécifique indique la mer dans laquelle on le trouve ; mais c’est le plus souvent le visinage des Antilles qu’il préfère. Son corps est allongé, et l’orifice de chaque narine est double.
Nous avons trouvé dans les peintures sur vélin du Muséum, exécutées d’après les dessins de Plumier, la figure d’un spare que nous regardons comme une variété de l’atlantique. La couleur générale de ce poisson est mêlée de brun ou de noir ; et chacune de ses taches rouges est chargée , dans le centre, d’un point plus rouge encore. Plumier l’a nommé tnrdiis cdiiis niger, macuiis purpureis oculatas.
LE
SPARE CHRYSOMÉLANE,